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Rechute et déception

2 septembre 2015 - 08:38

Autant la première défaite de la saison enregistrée à Moulins (2-1) avait été frustrante, autant celle concédée à Chasselay (2-0) samedi soir, dans l’antre de la famille Giuly, a été décevante.

On espérait que la victoire probante face à la réserve sochalienne (1-0), il y a désormais huit jours, avait lancé la saison des gens d’Alsace-Bossue.

Et que le but d’Amara Keita avait gommé les frustrations de la défaite subie à Moulins lors de la journée d’ouverture. Malheureusement, à Chasselay, rien ne s’est passé comme prévu. Le point avec Éric Becker, l’entraîneur des “Bleus”.

« Nous sommes tous responsables de ce revers, moi compris bien sûr »

– Après la défaite à Moulins, vous aviez mis (en partie) en cause l’arbitrage. Quelles sont les causes de celle de Chasselay ?

– Je n’aime pas me retrancher derrière de telles excuses. Alors, autant j’étais frustré pour mes joueurs lors de la première défaite, autant je suis déçu de ce que nous avons montré samedi soir.

– Que s’est-il passé ?

– Sincèrement, on fait une bonne entame de match, on produit du jeu. Mais notre adversaire s’est montré un peu plus agressif. Dès lors, nous avons été perturbés. Et commis beaucoup de fautes techniques. Nous avons perdu inexplicablement le fil.

– Inexplicablement, vraiment ?

– J’ai parlé aux joueurs à la fin de la rencontre pour leur dire ce que j’en pensais. En CFA, quand en face, on est au combat, il faut que tout le monde le soit aussi chez nous. Autrement, ça ne passe pas. Là-bas, trois ou quatre joueurs n’étaient pas à 100 %. Mais nous sommes tous responsables de ce revers, moi compris bien sûr.

– Pourtant, le match face à Sochaux avait été probant sur ce point…

– Il n’y a aucune vérité dans le football. Tout est remis en question du jour au lendemain. On attendait la réserve lyonnaise tout en haut, elle est tout en bas. La seule certitude, c’est qu’il faut savoir être solidaire tout le temps.

– Une vertu qui a manqué samedi soir ?

– Je crois que nous commettons encore trop d’erreurs individuelles, que nous faisons trop de cadeaux. Nous sommes trop jeunes et pêchons par naïveté.

– Comme sur l’expulsion d’Adel Benchenane (après deux avertissements), la deuxième de la saison après celle de Yann Schneider…

– Parfois, on confond agressivité et maladresse. Il faudra gommer ces défauts. Cette remarque est générale…

– Avant la venue de Grenoble, ce samedi, l’un des gros bras du championnat, êtes-vous inquiet ?

– (Il sourit) Je l’étais samedi soir quand, dans le bus, alors que nous avions six heures de route, je me suis retourné pour constater que tout le monde dormait. Je me suis senti seul, donc inquiet.

« Le chemin est encore long »

Plus sérieusement, ce qui me gêne, c’est que nous n’avons pas pu trouver Jean-Philippe Djé durant toute la deuxième période, que nous n’avons pas su être assez dangereux.

Alors que notre qualité est pourtant notre capacité de marquer à tout moment.

– Avez-vous le sentiment d’avoir grillé un joker ?

– On a perdu à un endroit, où notre valeur intrinsèque aurait dû nous permettre de prendre deux points au minimum. Nous n’avons pas été à la hauteur. Je me compte encore dans ce constat.

– Quel va être le discours de cette semaine ?

– (Il sourit) Comme après une défaite. Un peu musclé, puis rassurant au fil des jours. On sait que ce championnat est très resserré, très dense. Le chemin est encore long.

On ne doit pas plus s’enflammer après une victoire, aussi belle soit-elle, que broyer du noir après une défaite comme celle de Chasselay. Il faut juste penser à avancer.

 

Source DNA.fr

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