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Focus sur Rachid Hayef

22 septembre 2015 - 12:15

Il est l’un des animateurs du jeu de Sarre-Union. À 23 ans, Rachid Hayef, parfois décrié pour sa nonchalance, a soif d’apprendre pour devenir vraiment un joueur de CFA.

La politesse vous propose de frapper à la porte avant d’entrer dans un pièce. Quand il se balade sur une pelouse, Rachid Hayef a une autre façon de faire. Son truc à lui, c’est d’entrer avant de frapper au but.

« Comme je suis droitier et que je joue sur le côté gauche, j’aime repiquer vers le centre et tirer. J’ai une bonne frappe de balle, ça peut être payant », dit le jeune homme qui a fêté ses 23 ans quelques jours avant l’ouverture de la saison.

« J’ai toujours envie d’apprendre, et je n’ai surtout pas fini d’apprendre »

Et puis, tout sourire, il se reprend aussitôt. « Pour l’instant, c’est surtout payant lors des entraînements. Même si je ne suis pas buteur, et que je préfère voir mon équipe gagner que marquer et perdre, j’aimerais parfois être plus décisif. »

C’est que Rachid Hayef est encore perfectible. Même si sa tenue de balle est légère, parfois audacieuse, l’attaquant (ou milieu offensif) excentré le reconnaît sans mal.

« J’ai toujours envie d’apprendre, et je n’ai surtout pas fini d’apprendre. J’aime entendre Vianney Schermann et Lahcen Belktati me conseiller. Ils jouent tous les deux au même poste que moi, ce sont aussi les plus anciens au club. Leurs avis comptent, comme ceux de Yann Schneider. »

Sur une pelouse, celui qui s’habille du numéro 7 a l’apparence et les allures de la facilité. Son pied droit, presque téléguidé par ses yeux, semble promener le ballon, quitte parfois à en faire trop.

Alors, il arrive que quelques bruyants supporteurs chahutent son indolence. « Quand je joue, je n’entends rien. Je suis concentré sur ce que je dois faire. Mais je sais que je dois progresser, dans mon replacement défensif par exemple. Mais je mouille le maillot. C’est le minimum dû aux supporteurs. Ils sont une part essentielle de la vie du club. »

Rachid Hayef le concède facilement, il ne se sent « pas encore dans la peau d’un joueur de CFA », lui qui est passé du championnat départemental au championnat de France en quelques mois.

« Au début, j’étais impressionné de me retrouver face à certains joueurs. Récemment, on a reçu le Grenoblois Nassim Akrour et ses quelque 400 matches de L1 et de L2. Aujourd’hui, je me dis que c’est une chance de les rencontrer et qu’il faut travailler encore plus pour le mériter. »

Alors, tout doucement, celui qui avait obtenu son bac STG, puis mis ses études de côté pour le football, se raconte.

Il dit ses premiers pas de footeux dans un square du quartier du Marais, à un dégagement de ballon du stade de l’Aar.

Reprendre les études, ou trouver un travail

« Je jouais avec les copains, on passait des heures là. Et puis, mon grand frère, Brahim, m’avait acheté des crampons et il m’avait inscrit au Soleil Bischheim. Finalement, il est le début de mon histoire. »

D’autres clubs étageront son parcours : le SC Schiltigheim, où il se blessera vilainement à un genou (six mois de soins pour une excroissance), Hoenheim, où il aimera écouter les « précieux conseils de Nabil Benjouilili », le Mars Bischheim et Gerstheim. « Là, j’avais dû arrêter le sport pendant un an. Tout ça pour traiter et me rétablir d’une mauvaise pubalgie. »

Et puis, reparti vers Strasbourg, il signe à l’ASP Vauban. « Je dois beaucoup au duo Comtesse-Paterno. Le premier me voulait, le deuxième m’a donné ma chance et m’a placé dans sa valise lors de son départ à Sarre-Union », dit joliment Rachid Hayef, sans oublier de parler de Roudy Keller, le manager de l’USSU, qui l’avait contacté en l’invitant à découvrir son coin d’Alsace.

« Quand il n’est pas content de nous, on le sait très vite. Il souffle la passion. »

Dans ce club, où il entame sa troisième saison, il affirme se « sentir bien », même s’il doit encore et toujours convaincre.

« Quand j’avais quinze, seize ans, je ne rêvais déjà plus de devenir professionnel et de passer à la télé, rigole notre bonhomme. Mais si le ballon reste un plaisir, il est presque devenu un boulot. Et je savoure de jouer en CFA, à un niveau presque inespéré. Dans ma tête, je préfère me dire qu’il va vite falloir reprendre les études ou trouver un travail. En fait, je ne calcule rien. »

Ainsi va Rachid Hayef. Samedi, si Éric Becker le titularise, il portera son traditionnel numéro 7. Il portera aussi le ballon, tentera peut-être de rentrer à l’intérieur, tentera peut-être une frappe.

Il la souhaite forcément gagnante, lui qui est en cours de finition.

 

Source DNA.fr

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