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Focus sur Vianney Schermann

23 septembre 2015 - 12:11

Après un match plein et à rebondissements, où le score était déjà de 2-2 après 17 minutes de jeu, Sarre-Union a concédé le nul face à Jura Sud. Son capitaine, Vianney Schermann, se confie.

Cet été, Vianney Schermann aurait pu changer d’ère et d’air. Quitter le CFA pour le National d’abord, quitter ensuite les hauteurs d’Alsace Bossue, ou celles de son village lorrain d’Hommert où tout avait commencé dans les pas de son papa, Christian.

Donc, il aurait pu filer à Chambly ou à Luçon qui l’avaient pris en filature.

« J’ai été fier et heureux d’être contacté. C’est même très flatteur »

Il a finalement dit non, peut-être parce que les reliefs proposés étaient trop plats pour le faire respirer.

« Sincèrement, si j’avais 22 ans, j’aurais certainement dit oui, sans hésiter même, raconte Vianney Schermann. Mais là, j’en ai six de plus. J’ai un boulot stable, je pratique le football à un niveau que je n’avais jamais espéré. Et il reste pour moi une passion, pas un gagne-pain. »

Les quelque 2 500 euros mensuels proposés ailleurs ne l’ont donc pas fait quitter son ici de l’US Sarre-Union et ce maillot bleu dont il a fait son encre. Et qu’il lave par sa sueur.

Il est là depuis 2007, d’abord attaquant, ensuite reconverti sur le côté droit de la défense, avant de se rapprocher à nouveau du but.

« Ici, j’ai tout connu. La montée en CFA 2, la montée en CFA, un 32e de finale de Coupe de France. Mon rêve, ce serait de terminer ma carrière en faisant monter le club en National. »

Si on voulait se moquer un petit peu, on dirait que Vianney Schermann est bien parti pour être encore là une saison supplémentaire, et ça en devient finalement une bonne nouvelle.

« Je me sens bien à Sarre-Union. C’est pour ça que je suis aussi resté. J’ai été fier et heureux d’être contacté. C’est même très flatteur. Mais j’ai tout de suite demandé des conseils à Roudy Keller (le manager général) et à ma famille. Et la réponse a été facile à donner. Ici, j’ai trouvé un parfait équilibre. Je ne me vois plus partir. »

Quand il dit ça, on ne peut s’empêcher de sourire. Parce que Vianney Schermann, sur une pelouse de football, c’est une représentation de 90 minutes sans temps mort.

Il court (beaucoup), il transpire (autant), il encourage ses coéquipiers, les remonte, il râle après les arbitres (trop théâtraux souvent, parfois arrogants), il demande des explications au délégué fédéral ou à son coach et il finit toujours… cuit.

Alors, quand il assure l’intérim du brassard de capitaine pendant la suspension de Yann Schneider, il essaye encore d’en faire davantage. « Je parle un peu plus, c’est tout. Pour le reste, j’espère être le même », ponctue tout sourire l’homme dont le compteur de matches de CFA avoisine désormais les 130 apparitions.

Mais samedi n’a pas été à la hauteur de ce qu’il attendait. Face à une très belle équipe de Jura Sud, qui aurait pu mener largement à la pause, il maudit des occasions ratées.

« On a la chance d’ouvrir le score, mais on prend l’égalisation juste derrière. Pareil pour le deuxième but. Et on rate des occasions pas possibles, à commencer par moi juste avant la pause. »

« Nous ne sommes pas gâtés par certains faits de jeu »

Donc, comme après chaque rencontre inachevée à son goût, Vianney Schermann a eu « beaucoup de peine à trouver le sommeil », à force de ressasser des actions de jeu.

Comme ce but qu’on lui a refusé en milieu de première période, pour une faute préalable de Redha Tergou sur un défenseur jurassien.

Et quand on lui signale qu’il n’avait pas hésité à aller frapper le penalty qui allait donner l’avantage à ses couleurs (Lahcen Belktati en avait raté un face à Sochaux), il a la répartie tranquille.

« Je m’étais porté volontaire et j’ai l’habitude d’en frapper à la fin de chaque entraînement. Et mon grand âge me permet de ne pas avoir une jambe droite qui tremble au moment d’y aller », rigole franchement le numéro 7 de l’USSU, qui a toutefois vu le gardien jurassien toucher le ballon.

Quant au début de saison mi-figue mi-raisin de Sarre-Union (une seule victoire en six rencontres), il ne semble pas trop inquiet.

« Nous ne sommes pas gâtés par certains faits de jeu », dit-il sans trop en… dire, sauf « pour regretter la blessure de Martial Riff qui va énormément nous manquer ».

Samedi soir, il affirme avoir encore vu une amélioration dans le contenu du match que lui et ses coéquipiers ont proposé.

« Après une première période difficile, on s’est vraiment libérés, au point de dominer Jura Sud. Je pense que nous méritions mieux », estime encore celui qui dit prendre du plaisir à jouer pas loin de Jean-Philippe Djé.

Il ne voit aucune raison à ne pas voir la saison trouver de belles couleurs. « Ça va venir. Avec l’apport des deux Yann (Schneider et Bénédick) , avec un effectif quasiment inchangé, avec cet état d’esprit, les choses vont tourner. »

Et lui, Vianney Schermann, qui a récemment offert deux chèvres à sa grand-mère, « parce qu’elle aime les animaux et qu’elles vont tondre son jardin à ma place », promet d’en faire encore plus sur son autre pelouse chérie.

Là, habillé d’un joli chiffon bleu, il se prend pour un taureau. Que seuls des filets de but peuvent arrêter…

 

Source DNA.fr

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