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Décréter l’état d’urgence !!!

7 octobre 2015 - 08:57

Après sa défaite à Saint-Louis, l’US Sarre-Union se retrouve en mauvaise posture. Eric Becker, qui a repris les commandes du club il y a environ trois mois, dresse un premier bilan.

Quel bilan pouvez-vous dresser après votre prise de fonction au courant du mois de juillet ?

- On s’attendait à un début difficile en championnat, ça a été le cas mais on pensait qu’on figurerait mieux. On est monté en puissance petit à petit mais on commet encore beaucoup d’erreurs qu’on paye cash.

Il faudra gommer ça en étant beaucoup plus rigoureux derrière et plus efficace devant. Pour l’instant, on est un peu à notre place, même si au niveau du jeu on n’est pas loin, on a su rivaliser avec la plupart des équipes.

«On n’a pas le droit de passer au travers, c’est un championnat beaucoup plus rigoureux, on doit gagner en rigueur».

– Sur un plan plus personnel, un temps d’adaptation est-il nécessaire quand on passe de la DH au CFA ?

– C’est clair que je dois m’adapter un peu. Il y a des choses qu’il faut corriger, certaines que j’avais préparées en amont, et puis des choses auxquelles on ne s’attend pas. Encore maintenant je m’adapte notamment dans la façon de travailler par rapport aux adversaires. En DH, il y a souvent deux ou trois individualités par équipes mais en CFA il y a des individualités partout et un collectif qu’il faut essayer de combattre. Là-dessus, on n’a pas le droit de passer au travers. C’est un championnat beaucoup plus rigoureux, on doit gagner en rigueur.

– Avez-vous changé votre manière de travailler, votre façon de coacher ?

– J’apprends à être moins proche des joueurs. C’était ma force au niveau DH, ça a très bien fonctionné, même si les joueurs n’étaient pas mes copains. Au niveau CFA, ça passe moins bien, ce n’est pas évident, c’est toute une culture à changer mais je vais y arriver. Je vais me transformer tout doucement en véritable coach de CFA, je me considère encore en apprentissage. À Reipertswiller, je faisais deux séances par semaine, là j’en fais trois. J’ai supprimé la séance du lundi, le décrassage, je fais confiance aux joueurs, chacun bosse pour lui. D’ailleurs, d’un point de vue physique, je n’ai pas le sentiment qu’on soit en dessous, ce n’est pas là que ça pêche.

– Samedi, vous avez perdu contre la lanterne rouge Saint-Louis, est-ce que l’état d’urgence est décrété à Sarre-Union ?

– Oui pour moi ce match (contre Saint-Louis N.D.L.R.) devait être un tournant. Ou on l’amorçait correctement et on revenait au milieu du classement, ou on perdait et il fallait décréter l’état d’urgence. Maintenant on va recentrer un peu tout ça, en parler.

Au vu de la première mi-temps ça peut-être 2-0 et ça fait 1-1. On n’arrive pas à tenir le score, on se fait piéger sur un corner à cause d’un marquage un peu light. Quand on regarde le classement on voit qu’on est dernier, toutes les lumières rouges s’allument. Il faut aussi voir qu’on a un groupe qui a fait toute la préparation ensemble et qu’on a perdu Yann (Schneider) puis Martial (Riff) pour qui la saison est finie. Pour moi, ce sont des éléments importants, on a dû s’adapter.

Maintenant tout le monde doit se responsabiliser, si on veut s’en sortir c’est maintenant. Il ne faut pas attendre la deuxième partie de saison, même si d’un point de vue comptable le classement reflète notre forme depuis ce début de saison…

 

Source DNA.fr

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