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La belle éclaircie

20 octobre 2015 - 11:38

Ça y est, c’est fait. En s’imposant largement à Montceau, Sarre-Union a mis fin à une série de cinq rencontres sans succès (trois revers) en championnat. Et sort de la zone rouge.

Éric Becker avait parfois trouvé le temps long ces dernières semaines, surtout quand il s’agissait de reprendre le volant après une défaite concédée en déplacement. Samedi soir, l’entraîneur dit avoir pleinement savouré « les quatre heures de retour » nécessaires pour rentrer de Montceau.

« Un entraîneur aime bien avoir le choix »

« J’étais même prêt à rouler deux heures de plus tellement j’ai savouré le succès de mes joueurs, sourit-il. J’étais très satisfait, très fier d’eux même. Quand tu gagnes, tu es déjà content, mais quand tu y ajoutes la manière, c’est encore mieux. »

Lors de leur virée en pays bourguignon, il est vrai que l’USSU n’a pas fait les choses à moitié. Elle peinait à marquer plus d’un but par rencontre en championnat – une seule fois en sept journées face à Jura Sud (2-2) –, elle en a mis cinq à Johan Lapeyre, l’un des anciens gardiens du club bas-rhinois.

« Quand tu mènes trois à zéro après moins de vingt minutes de jeu, c’est que tu étais prêt à bien faire les choses, estime Éric Becker. C’est vrai que nous étions tous inquiets de notre situation, mais dans le même temps, j’espérais voir notre investissement et notre travail être récompensés. À Montceau, même si le match semblait vite plié, il n’y a pas eu de relâchement, de temps faible. Nous sommes restés concentrés durant toute la rencontre. »

Avec un seul bémol, la sortie prématurée de Jean-Philippe Djé après 29 minutes de jeu (remplacé par un convaincant Yann Bénédick). L’attaquant souffre des adducteurs.

Éric Becker parle aussi de « prise de conscience aussi bien individuelle que collective » lors des deux ou trois dernières semaines.

« On a placé les joueurs devant leurs responsabilités, les mettant même un peu au pied du mur. Ils ont parfaitement réagi, certains jouant enfin sur leur vraie valeur alors qu’ils étaient en dedans depuis le début de la saison. Mais c’est surtout la réaction collective qui m’a plu. En fait, je pourrais citer tous mes joueurs », dit tout sourire le coach.

On peut juste glisser que les Adel Benchenane, Rachid Hayef et Fabien Lippmann semblent prendre confiance en eux, que Feyzullah Simsek est en passe de devenir le régulateur du jeu et que tout le monde en a fait plus. Ce qui n’est pas la moindre des bonnes nouvelles.

Et puis, désormais, avec les retours de blessures ou de suspension, le technicien de la maison bleue a pu s’appuyer sur un groupe enfin au complet, élargi à une bonne vingtaine de joueurs.

« Ce succès doit être le début de quelque chose »

« Même si c’est parfois délicat à gérer, un entraîneur aime bien avoir le choix. Là, j’ai de la profondeur de banc, des joueurs que j’aurais même pu titulariser à la place d’autres. La concurrence te fait avancer, te fait forcément progresser quand on est juste. »

Grâce à ce succès, Sarre-Union s’est ainsi sorti de la zone rouge, où on peinait à le voir tant les qualités de ce groupe sont évidentes.

« Il ne faut pas se croire arrivé, je ne veux pas d’un succès sans lendemain, d’un simple feu de paille. Ce succès doit être le début de quelque chose. »

Et cette prise de conscience est le prix à payer pour passer de doux dimanches. Et ça vaut même le coup…

 

Source DNA.fr

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