721 786 visites 6 visiteurs

Retour avec Yann Schneider sur la victoire face à Yzeure

8 novembre 2015 - 10:33

Samedi soir, Yann Schneider a poussé un joli ouf de soulagement. Son équipe s’est imposée face à Yzeure et l’emblématique capitaine de Sarre-Union a fêté de la plus belle des manières son premier match de la saison à la maison.

Il était le poissard de service, deux fois expulsé lors de deux des déplacements de l’USSU. Justement à Moulins lors de la première journée, plus injustement au Puy, au retour de sa suspension de trois matches.

Ce qui lui avait valu une sanction allégée, mais une sanction quand même, des instances fédérales. Dont l’esprit de justice manque parfois de justesse.

« Tout ne doit pas être rose bonbon la semaine aux entraînements »

« Ça fait du bien de rejouer sur sa pelouse, devant ses supporteurs, de ne pas voir les copains depuis la tribune », soufflait d’aise Yann Schneider, dimanche matin « après une courte nuit à refaire le match, mais finalement très douce », quand il s’est réveillé sûr de la victoire des siens.

« Franchement, je suis un capitaine fier de ses coéquipiers, du staff, des dirigeants. On se dit enfin les choses franchement. Tout ne doit pas être rose bonbon la semaine aux entraînements. Et c’est bon. C’est ça, être compétiteur. Je suis satisfait de voir que les gens font la tête, l’ont mauvaise, juste quand ils perdent un jeu lors des séances. Il peut y avoir des clashes, mais il doit toujours y avoir du respect. »

Il raconte que la saison a véritablement commencé quand Thomas Zerbini, indispensable animateur du jeu sur le pré puis agent d’ambiance en dehors, s’était presque cassé les cordes vocales. C’était dans un vestiaire, juste après la défaite concédée à Saint-Louis/Neuweg le 3 octobre.

« Il avait exprimé sa colère spontanément, il en avait gros sur le cœur, ses mots avaient touché tout le monde car il est d’humeur joyeuse d’ordinaire. »

Quant à Yann Schneider, il avait pris la parole le lundi soir suivant, « n’aimant pas réagir à chaud », réfléchissant à chacune des paroles qu’il allait prononcer. « Quand je parle, j’ose penser qu’on m’écoute un minimum », sourit le défenseur central de 29 ans, avant de reprendre.

« Il nous manquait de l’agressivité, un peu de cet état d’esprit qui a toujours fait notre force. On était le sparring-partner idéal. On jouait bien, mais on relançait presque toutes les équipes que nous affrontions. On a changé notre façon d’aborder les entraînements, les matches. Et il appartenait aux joueurs cadres comme moi de donner le ton. »

« On a refusé le match nul, on voulait absolument les quatre points »

Et lui, finalement, l’a payé dans sa chair. Mercredi soir, sur un tacle à l’entraînement, il s’était déboîté l’épaule gauche, la même que face à Boulogne en Coupe de France début 2015.

« Franchement, j’ai eu très peur de revivre ce cauchemar. J’avais mis deux mois à revenir, mais là je n’ai mis que deux jours. Je l’ai remise en place dans la panique, puis je suis allé voir des kinés et des ostéopathes. Ils m’ont tous dit que seule la douleur pourrait m’empêcher de jouer. »

Donc, samedi, Yann Schneider, fortifié par son brassard, a parfois souffert, dû serrer les dents « sur quelques contacts, comme dans les duels aériens », mais a su faire face.

« La fierté, c’est d’avoir su se relever après l’égalisation de Yzeure. On a refusé le match nul, on voulait absolument les quatre points. C’est mérité, même si nous avons voulu trop gérer notre avance en deuxième période, après quarante-cinq minutes très accomplies. »

Surtout, lui et ses coéquipiers voulaient « tous rattraper » l’inattention coupable de Fabien Lippmann sur le but des Auvergnats. « C’est une question d’envie, de faire les choses et les efforts pour le copain, pour le groupe. »

Le magnifique but de Yann Benedick (son association avec Jean-Philippe Djé est prometteuse) a prolongé le sourire de tous, les Sarre-Unionnais portant à quatre leur série de succès consécutifs (deux en Coupe de France).

« On sait que tout est fragile, que nous n’avons pas de marge de manœuvre. On n’est pas le Paris SG. Notre effectif est de quantité réduite, encore un peu plus avec la blessure d’Evan Moreira (entorse de la cheville gauche). Dans un championnat où on peut rivaliser avec tout le monde, l’équilibre est très fragile. »

Lui connaît la méthode, tout donner pour mieux dormir. « En me réveillant dimanche matin, j’avais vraiment moins mal partout, surtout à mon épaule. »

Et toujours une tête bien remplie qui se repose dessus.

Source DNA.fr

Commentaires

Les membres déjà inscrits sur le site de votre club :

  • 7 Dirigeants
  • 2 Arbitres
  • 5 Joueurs
  • 76 Supporters