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Focus sur Fabien Lippmann

20 novembre 2015 - 14:55

Il a rejoint Sarre-Union il y a un peu plus d’un an. Depuis, Fabien Lippmann (22 ans) se dépense sans compter, débordant toujours de passion pour un ballon.

On parle régulièrement de l’intelligence du jeu sans ballon, mais lui s’était plutôt parfois senti dans le rôle inutile d’un joueur sans ballon. C’était il y a un peu plus d’un an désormais, quand Nancy n’avait pas prolongé son contrat. Il n’avait été professionnel qu’un an, sans jamais connaître le frisson d’une apparition en Ligue 2.

« Ma réussite personnelle ne sera que la conséquence de notre réussite collective »

Il s’était alors retrouvé à courir le plus souvent seul dans les rues de Villeneuve-Saint-Georges, sa ville d’origine où il était revenu. Et où, avant de prendre la route de Sarre-Union en octobre 2014, il avait tourné en rond pendant quatre mois.

« Plein de mes potes jouent au plus haut niveau ou au deuxième échelon. Je ne suis pas jaloux, juste content pour eux. Ils ont mérité ça », raconte Fabien Lippmann.

Il parle notamment de ceux qu’il a fréquentés au centre de formation lorrain pendant quatre ans, qui ont rebondi ailleurs comme Ibrahim Amadou (Lille), Julian Jeanvier (Red Star Paris) ou Massadio Haidara (Newcastle).

Ou de ceux avec lesquels il avait été repéré à Bretigny-sur-Orge comme Paul-Georges N’Tep (Rennes) ou Léon Donovan (Auxerre, puis Brest). Lui qui suivait d’abord partout Alain, son papa, autant son premier modèle comme joueur que son premier éducateur à l’Inter Brie.

« Dans un coin de ma tête, j’ai encore le rêve de me retrouver un jour au plus haut niveau. Celui de me faire repérer par un club professionnel », dit celui qui a fêté ses 22 printemps le 30 mars dernier, avant de vite ajuster ses propos.

« Ma réussite personnelle ne sera que la conséquence de notre réussite collective. À Sarre-Union, j’ai trouvé le cadre idéal, fait de passion et de camaraderie. On vient de plein d’endroits différents, de plein d’origines différentes et on rigole des mêmes choses. C’est presque étonnant. Même si je ne repartais pas de zéro quand j’ai signé ici, j’ai retrouvé le plaisir de jouer. Et j’ai définitivement tourné la page de Nancy. »

Aujourd’hui, il dit ne penser qu’à être bon sur les pelouses de CFA, à ne rendre son maillot qu’alourdi de sueur une fois le match terminé. « Envoyer des CV à droite et à gauche, c’est fini pour moi. Si on me veut, il faut venir me voir jouer. Et moi, j’ai à me concentrer sur ce que je fais ici », s’amuse à souffler ce droitier qui sait ne pas se passer de son pied gauche.

« Le foot est vraiment accessoire dans la vie »

Ainsi, avec le chiffre 2 dans le dos, il se régale avec Vianney Schermann placé juste devant lui sur ce fameux et désormais fumeux couloir droit.

« Ça va de mieux en mieux, individuellement comme collectivement. Je nous sens monter en puissance, en confiance. Personnellement, je me libère. »

De plus, il y a tout juste un mois, il a inscrit son premier but en CFA avec le club d’Alsace-Bossue, de quoi se faire redresser totalement le buste de Fabien Lippmann.

« À Montceau, ça a été le déclic pour tout le monde, à commencer par moi », explique celui qui ne pensait qu’à essayer de bien défendre jusque-là. Depuis, on le voit un peu plus tenter offensivement.

Contre Villefranche, il espère encore être à la hauteur, mais relativise naturellement les choses après les attentats de Paris et de Saint-Denis.

« Le foot est vraiment accessoire dans la vie. Je connais parfaitement tous les endroits où ces événements ont eu lieu, ce sont ceux que je fréquentais quand j’étais gamin, explique celui qui a grandi en Seine-et-Marne, avant de véritablement devenir footballeur à Bretigny-sur-Orge (Essonne). C’est triste de pouvoir mourir en buvant simplement son café sur une terrasse. Je suis juste soulagé qu’aucun de mes proches n’a été touché. »

Ce samedi, comme celui d’avant, il va retrouver les pelouses, « pour extérioriser ». Celles du CFA, celles de la Coupe de France où il espère des retrouvailles. « Affronter Nancy, pas pour une revanche sur Pablo Corréa, mais surtout pour croiser des copains. Mais avant cela, il faudra d’abord éliminer Schirrhein. »

Mais ce samedi, Fabien Lippmann va d’abord retrouver sa pelouse de Sarre-Union. Celle sur laquelle il a retrouvé son souffle, son envie de déborder. Parfois même jusqu’au plaisir…

 

Source DNA.fr

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