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Du côté de Schirrhein (2)...

2 décembre 2015 - 11:06

Il n’a que 25 ans, mais Lionel Strohmenger a déjà beaucoup vécu grâce au football. Le défenseur central, numéro 5 de Schirrhein, est né pour voyager sur un terrain. Et faire voyager les autres.

 

 

Histoire de famille à Schirrhein

Quand il est né, Lionel Strohmenger a bien sûr crié, comme tous les bébés d’ailleurs. Mais lui, alors que son domicile était encore un landau, a reçu de son papa deux présents qui construiront son futur.

« Un ballon de foot et un maillot de l’OM », sourit celui qui est toujours supporteur des Marseillais, mais aussi réputé pour sa patte gauche, autant que pour son sens de la relance.

« Je ne savais pas quand, mais je savais que je jouerai ici »

Sur une pelouse, il a successivement porté le 11, le 10, le 6 et désormais le 5 depuis cette saison.

« J’étais plus créatif que décisif. Johny (Roecklin) a estimé que je serai plus utile à ce poste. Et c’est son fils Jean-Christophe qui me sert de modèle sur le plan de l’engagement. Je veux toujours être à la hauteur de ce qu’on me demande. Ici, les dirigeants, les bénévoles et les supporteurs te donnent tellement, qu’il est difficile de leur rendre complètement leur amour. »

Avant de débarquer à Schirrhein en 2011, il était passé par Betschdorf, puis plus longuement par Haguenau où il avait disputé un 8e de finale de la Coupe Gambardella. « Les Lyonnais de Lopes, Grenier et Belfodil nous avaient éliminés. Un sacré souvenir. »

C’était en mars 2009, la même saison que l’épopée de ses futurs coéquipiers, une épopée dont il avait « été l’un des spectateurs », face à Clermont, puis Toulouse.

Il finira par quitter le FRH, « un peu lassé de certaines choses », pour lacer ses chaussures à crampons à Rohrwiller, là où son père (Bruno) entraînait alors. Il y restera le temps de deux saisons, le temps de retrouver « presque en famille » du goût au ballon rond.

L’affaire du poster

« Quand j’étais enfant, j’allais voir jouer mon papa et je gambadais à côté de lui de l’autre côté de la main courante. Il portait le maillot de… Schirrhein. Il était écrit que j’y retournerai un jour. Je ne savais pas quand, mais je savais que je jouerai ici. C’est un club vraiment à part, unique par la passion qu’il suscite. »

Donc, depuis 2011, il se change dans le même vestiaire où son papa échangeait ses chaussures de ville pour des crampons deux décennies plus tôt.

« Le jeudi soir, lors du repas préparé par Yolande, qui me connaît depuis toujours, je m’assieds en face de lui, plus exactement en face du poster où il pose avec ses coéquipiers lors de la saison 97/98. Il coache Offendorf aujourd’hui, il reste attentif à mes performances. »

Sur un ton plus doux, Lionel Strohmenger parle avec passion de sa maman Nicole, qui a dû l’élever toute seule. « Elle est magique, elle a même fait du football dans sa jeunesse. Elle me conduisait partout, vraiment partout. Aux Missions Africaines, quand j’étais en classes foot, au FRH, et à tous les matches. Elle est toujours ma première supportrice, comme l’est Fernand et comme l’est toujours Josiane. »

À l’énoncé du prénom de cette dernière, récemment et trop tôt partie, ce garçon pudique a les yeux qui s’agitent de battements de cils.

« Quand je ne sais plus pourquoi je me bats, je regarde le ciel et tout va beaucoup mieux. Elle était l’amie de ma maman, j’étais son chouchou », souffle Lionel Strohmenger, quelque peu ému.

Il raconte aussi sa chance d’avoir Justine pour compagne depuis huit années, autant de longues saisons de football.

« Elle est handballeuse au HBC Bischwiller, juste à côté de l’endroit où on va affronter Sarre-Union. Elle vient rarement me voir jouer, mais accepte mon investissement dans ma passion. Elle supporte même que je regarde des matches à la télé. J’ai beaucoup de chance. »

Et puis, le défenseur central parle de cette Coupe de France qui le transporte. Il se souvient de ce déplacement à Bar-le-Duc en 2012, et de l’élimination cruelle au 7e tour.

« C’est mon moins bon souvenir. On avait mis 45 minutes à entrer dans le match, puis on a eu le sentiment d’une injustice. Ce qui fait le plus mal, c’est la sensation de ne pas avoir été à la hauteur des quatre cents supporteurs qui nous avaient suivis. »

« Jamais aussi près de ma vie du jour où j’affronterais Marseille »

Contre Sarre-Union, celui qui aime taquiner ses coéquipiers « avec des blagues à deux balles », chérissant la venue de Denis Cannet, « qui a pris le relais », ne veut pas passer à côté. « Je n’ai jamais été aussi près de ma vie du jour où j’affronterais Marseille. »

Alors, celui qui a successivement été attaquant, milieu offensif puis défensif, avant de se retrouver défenseur central va tout faire pour déplacer des montagnes.

Et quant à emmener loin les supporteurs de Schirrhein, il sait faire. Lionel Strohmenger est voyagiste chez Royer, il avait organisé leur déplacement en bus à Réding.

La Coupe de France est décidément une très belle affaire. Mais son point de départ est toujours le cœur…

 

Source DNA.fr

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