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Les guichetiers: Didier Siegler, Marc Hauer et Jean-Pierre Irion

16 janvier 2016 - 10:13

Ils sont les trois premiers regards que vous croisez quand vous arrivez au stade Omnisports, puisque Didier Siegler, Marc Hauer et Jean-Pierre Irion sont les trois guichetiers du club. Trois hommes en or qui brassent de l’argent.

Ils rêvent de plein-temps

Cela fait des années que la situation dure. Tous les samedis de CFA, les trois hommes s’installent dans leur guérite d’une poignée de mètres carrés. Et le scénario est immuable, aucun ne voit la première mi-temps. Mardi, ils espèrent enfin suivre le match dans sa totalité. À tour de rôle, les guichetiers sont passés à notre parloir.

◗ MARC HAUER a 56 ans, réside à Sarrewerden et travaille à la Someta Cloisons Amovibles à Sarre-Union, membre du comité depuis 1982 semble-t-il.

« Je suis Sarre-Unionnais de naissance, j’ai donc ce club dans le sang. J’ai été joueur de l’équipe réserve tout en intégrant le comité. Je n’ai pas de fonction précise. En fait, dès qu’il manque quelqu’un, je suis là. Il m’arrive même de faire le traçage du terrain (avec Roland Scheider et René Wilhelm). Cela fait dix ans que je m’occupe des entrées au stade, dans la guérite. Comme on est en contrebas du terrain, on ne voit rien. J’essaye de suivre le match en fonction des réactions des supporters. Certains se retournent pour nous faire des signes. Je donne le billet, Didier prend l’argent. Normal, c’est un banquier. »

« On se sacrifie un peu, mais on le fait avec plaisir »

◗ DIDIER SIEGLER a 53 ans, réside à Schopperten, chargé de clientèle à la Société Générale de Sarrebourg, trésorier adjoint du club et licencié depuis… toujours.

« Dès que j’ai pu marcher, j’ai pris ma licence à l’USSU. Pour pouvoir jouer, j’ai bénéficié d’un double surclassement. Je n’ai jamais quitté le bateau. Depuis quelques saisons, je suis trésorier adjoint, pour épauler Philippe Klein, notre ex-joueur parti à Reipertswiller en DH. Tant qu’on était en championnat départemental, voire régional, on faisait la comptabilité à la bonne franquette. Là, c’est beaucoup plus sérieux et on passe par le cabinet comptable où travaille Philippe.

Je gère la caisse des spectateurs, de la buvette, du stand de saucisses et du club-house, j’établis la feuille de recette adressée à la fédération. C’est vrai que ne pas voir la première période est embêtant, mais quand on quitte notre guérite, les spectateurs nous la racontent et on a l’impression de l’avoir vécue. On se sacrifie un peu, mais on le fait avec plaisir. En plus, on s’entend tous très bien. Jean-Pierre est chargé des invitations, des ayants droit et des VIP. »

◗ JEAN-PIERRE IRION, 57 ans, est cadre administratif chez Ziemex chaudronnerie industrielle à Sarre-Union, licencié au club depuis 44 ans.

« L’USSU, c’est un peu le club des Irion. Toute la famille a été ou est impliquée. J’ai commencé ici, j’avais 13 ans. J’ai joué jusqu’à l’an 2000 en équipe “Une”, participant à la remontée de D3 jusqu’en Excellence. Puis je me suis occupé des jeunes pendant trente ans, en tant que coach ou responsable de la section, comme je me suis occupé de l’équipe “Trois” seniors avec la fonction de délégué. Désormais, je suis à la billetterie, je complète le duo Marc-Didier. On est très bien ensemble dans nos 3,4 mètres carrés. C’est frustrant de ne pas voir le match. Parfois, François (Schaeffer) vient nous renseigner. Je pense la même chose que Didier, comme les matches de l’USSU sont filmés, on va demander à nous installer la télé dans la guérite pour suivre le match. »

Marc Hauer, Didier Ziegler et Jean-Pierre Irion ont un rêve en commun pour mardi, «que le match se joue à guichets fermés», pour devenir des supporters à plein-temps. Ils méritent d’être entendus…

 

Source DNA.fr

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