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Coureur de fonds: Laurent Schoenacker

18 janvier 2016 - 19:59

Dans tout club amateur alsacien de village, le club-house tient une place centrale. À Sarre-Union, Laurent Schoenacker l’anime avec brio et bonne humeur, pour rapporter des fonds à son club.

Du côté de Sarre-Union, tout le monde le connaît, tout le monde l’apprécie. « Oui, mais je n’aime pas trop être mis en avant. L’ombre me va mieux. Je ne suis pas seul, je peux compter sur six à huit bénévoles pour m’épauler. Le club-house est une affaire collective, comme l’équipe sur le terrain », explique Laurent Schoenacker, 45 ans, serrurier de métier à Kalhausen et “ussuiste” de toujours.

« Quand tu mets un pied là-dedans, tu ne peux plus le sortir. Surtout quand tu es un vrai Sarre-Unionnais comme moi. »

Une seule parenthèse

Il n’a fait qu’une exception à la règle. Quand son papa était président de Domfessel, il l’avait rejoint comme joueur. « Ça a duré un an. Puis j’ai été blessé pendant une autre année et je suis revenu. Il m’arrivait de jouer en équipe première, elle était en D2 départementale. Quand je vois que nous sommes en CFA, je suis fier. »

Et il s’interdit d’émettre la moindre critique sur la forme des joueurs ou les choix de l’entraîneur. « La base de tout, c’est le respect. On doit tous l’avoir, pour les arbitres notamment », reprend celui qui a également été éducateur auprès des jeunes pendant un peu moins de dix saisons.

Désormais, depuis une quinzaine d’années, il gère le club-house et les buvettes (trois en cas de beau temps, deux en hiver) qui ceinturent le stade Omnisports les jours de CFA.

Un dépannage qui dure

On peut le voir courir partout, le plus souvent un fût de bière posé sur une épaule. Tout en disant bonjour ou salut aux spectateurs qu’il croise, sourire sorti.

« C’est mon footing de la semaine. Les joueurs sont là pour gagner un match, mon équipe et moi, on est là pour faire rentrer le plus d’argent possible dans les caisses du club », sourit Laurent Schoenacker, qui se tait soudainement quand on lui demande la recette d’un samedi ordinaire.

Il répond juste qu’il n’a pas le temps de voir les matches de ses protégés, se rattrapant sur ceux des jeunes ou de l’équipe féminine. Une façon comme une autre de répondre…

Donc, il court, il court et court encore, même quand les joueurs reprennent leur souffle à la mi-temps. « En 2000, quand Roudy Keller m’avait demandé de reprendre la gestion du club-house, il était question de dépannage à assurer après le départ de mon prédécesseur. Et je suis toujours là. »

Il répète qu’il a beaucoup de chance d’avoir des gens pour le seconder, d’avoir Carina comme épouse, sans oublier de parler de ses trois filles à chouchouter.

« Ma femme vient régulièrement me donner un coup de main. Ce n’est pas évident de tout concilier. Je passe une bonne vingtaine d’heures par semaine au stade », estime Laurent Schoenacker, qui fait travailler les entreprises de la commune.

« Nos commandes, on les passe dans les commerces de Sarre-Union. On doit être là pour ça. Tout le monde doit y gagner. »

Alors, son équipe et lui font tout pour que tout le monde se sente bien dans son club-house. Comme d’autres, comme Jean-Louis Schwendimann ou Dominique Weinstein notamment.

Ils veulent tous passer par Sarre-Union

D’ailleurs, les équipes adverses vantent la qualité d’accueil de l’USSU, les délégués fédéraux et les arbitres se battent presque pour être désignés dans ce coin d’Alsace qu’on dit bossu. Mais qui recèle de belles rondeurs. Même le mardi…

 

Source DNA.fr

Commentaires

Jimmy BABALOU 13 juillet 2017 14:33
Supporter

Excellent comme article....super Laurent...chapeau bas...

La journée 20 se termine dans

La journée 20 est terminée

National 3, Régional 2, Coupe de France et Coupe d'Alsace.

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