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Focus sur Lahcen Belktati

18 janvier 2016 - 15:51

Depuis 2009 et ses premiers dribbles en Alsace-Bossue, Lahcen Belktati a presque tout connu avec Sarre-Union, notamment la montée en CFA en 2011. Il ne manquait plus qu’une aventure en Coupe de France pour enrichir sa belle histoire.

Lahcen, la belle histoire

Rien ne prédestinait Lahcen Belktati à devenir l’un des emblèmes de Sarre-Union. C’est en effet loin de l’Alsace-Bossue que l’enfant de la Montagne-Verte s’est pris de passion pour le ballon rond, quand la rue de Friedolsheim était son terrain de jeu.

Mais sa passion avait longtemps été contrariée, parce que sa technique n’avait pas suffi à vaincre les préjugés. Au Racing, le temps d’un essai à l’âge de 17 ans, on l’avait ainsi jugé bon footballeur, avant de pointer son frêle gabarit, ses lacunes physiques.

La main tendue a été celle de Roudy Keller

Et Lahcen Belktati, 28 ans aujourd’hui, semblait avoir emprunté une voie sans issue. Le milieu offensif, si rapide sur une pelouse, n’avançait pas.

« Mais j’ai toujours cru en moi, je savais que j’étais capable d’évoluer à un certain niveau. Et puis il faut toujours un petit peu de chance... »

Le Strasbourgeois s’est accroché, au point de grappiller quelques apparitions en DH, avec Obernai, lors de la saison 2008-2009. « J’étais encore jeune. Si j’avais eu 27 ou 28 ans, je me serais dit que ma chance était passée. »

La main tendue a été celle de Roudy Keller, alors président de l’USSU, qui venait de se hisser en CFA 2, l’été de cette même année 2009, celle où tout a basculé.

« Il faut toujours croire en soi, répète Lahcen Belktati dans un sourire. J’ai eu un parcours un peu particulier, l’un de ceux qui font partie du foot. »

Aujourd’hui, Lahcen Belktati vit de sa passion, rattrape le temps perdu avec délectation. « Mais je n’ai jamais fait une fixation là-dessus. »

Sans doute parce que sa vision du foot, depuis ses premiers passements de jambes rue de Friedolsheim, n’a jamais changé. « J’ai toujours joué pour m’amuser. Quand j’entre sur un terrain, c’est avant tout pour me faire plaisir. »

Mardi, contre Niort, pour son premier 16e de finale de Coupe de France – le premier aussi pour l’USSU, puisque l’histoire de Lahcen Belktati se conjugue avec celle de son club –, ce sera encore son leitmotiv.

« Bien sûr, ce n’est pas un match comme les autres, ce n’est pas tous les jours que l’on affronte un club de Ligue 2. »

Mais ce n’est presque pas l’essentiel pour le milieu offensif. « Je n’oublie pas que le championnat reste le plus important (l’USSU est relégable en CFA, ndlr). Et j’espère que la Coupe, comme la saison passée, va nous servir de déclic (*). L’avenir nous le dira. »

« C’est une fête bien méritée »

Ce 16e de finale, Lahcen Belktati le voit d’abord comme un moment à part. « On attendait ça depuis longtemps. Ça fait quasiment deux ans que l’on n’a pas joué à domicile en Coupe de France. Pour le club, pour les supporters, pour nous, joueurs, c’est une fête bien méritée. »

Et quand on lui demande s’il rêve d’exploit, d’un instant de gloire, Lahcen Belktati attend le match avant de s’emballer. « Je ne suis pas du genre à me projeter, je préfère vivre le moment présent. »

Ses proches le vivront avec lui. « Ils viennent de temps en temps en championnat. Mais là, je reçois beaucoup d’appels ! Normalement, j’arriverais à satisfaire tout le monde... »

Mardi, comme tous les jours depuis bientôt sept ans, Lahcen Belktati fera le trajet jusqu’à Sarre-Union. Il ne compte plus les kilomètres effectués, mais les avale avec plaisir, en compagnie des autres Strasbourgeois de l’effectif, Rachid Hayef, Adel Benchenane ou Yann Benedick.

« Ça fait de la route, mais nous sommes des passionnés. Il y a toujours une bonne ambiance dans la voiture (sourire). Adel et Yann s’occupent de la musique. Même si je la coupe parfois ! »

Quelle que soit l’issue de ce 16e de finale, il sera une pierre de plus dans le parcours de Lahcen Belktati avec Sarre-Union. « Je m’y suis toujours senti bien, on m’a toujours soutenu. »

Et depuis 2009 et la main tendue de Roudy Keller, le milieu offensif a rendu la confiance que l’on avait placée en lui, avec 14 buts en CFA 2 et 32 autres en CFA, dont le tout premier du club à ce niveau, le 13 août 2011 contre Yzeure.

« J’ai quasiment tout connu ici. Il y a quelques années, être juste un joueur de CFA me paraissait loin, alors un 16e de finale de Coupe de France… Pour un petit joueur qui a commencé en Excellence, c’est une belle histoire. »

 

Source DNA.fr

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