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Revue de presse avant la réception de Niort

19 janvier 2016 - 09:02

Sarre-Union est prêt !

ls sont plus motivés que jamais ! » Le constat est signé Éric Becker, l’entraîneur de l’équipe de Sarre-Union. Après leur victoire contre Villefranche (2-1) le 2 janvier, les Alsaciens ont rendez-vous, ce mardi, avec Niort (13e de Ligue 2) en 16es de finale.

Une grande première à ce stade de la compétition pour l’actuel 15e du groupe du CFA. Du coup, rien n’a été laissé au hasard. Les entraînements de ces derniers jours ? « Intense », lâche l’entraîneur sarre-unionnais. La thématique ? « On a essentiellement travaillé sur le bloc équipe et la défense », insiste Becker qui s’est évidemment plongé sur le visionnage des précédents matches des Niortais de l’ex-Messin Jérémy Choplin. « Le but était de décortiquer leur jeu afin d’avoir une idée précise de leurs points forts, mais aussi de leurs points faibles. »

Une préparation des plus minutieuses, mais qui ne doit pas faire perdre de vue l’objectif principal du club alsacien : « En championnat, nous sommes en bas de tableau , souligne Éric Becker. Mais pour le moment, les joueurs sont concentrés sur la Coupe. Quoi qu’il arrive, il faudra ensuite les remotiver. »

En attendant, l’heure est à la fête du côté du stade Omnisports de Sarre-Union où près de 2 000 spectateurs sont attendus. « Les joueurs ont vraiment envie de se transcender pour ce rendez-vous », conclut le technicien bas-rhinois. Pour créer l’exploit… Sarre-Union est prêt !

Source republicain-lorrain.fr

Pour un tour de magie

Dans quelques heures, on y sera. Et ce sera un sacré défi, un immense défi même, pour les Sarre-Unionnais qui disputeront, sur leur pelouse presque à coup sûr gelée du stade Omnisports, face à Niort le premier 16e de finale de l’histoire de leur club, né en 1924.

On aime cette terre bosselée et bourrue à la fois, malgré quelques sons qui incommodent nos oreilles de temps à autre.

On aime cette terre de vergers et de pâturages, où mûrissaient essentiellement des fruits et où paissaient vaches et autres bestioles à une époque reculée, où se gonflent désormais depuis quelques décennies des ballons et où se bagarrent des footballeurs sur des prés bien verts.

On se presse au foot pour y commettre des péchés, comme on se pressait d’aller à la messe, pour les expier

Là-bas, dans ce coin d’Alsace plein nord qu’on nomme bossu, de la même manière que dans le Sundgau plein sud, on se gave de cette nourriture.

Avec une passion parfois excessive, mais avec délectation toujours, presque de manière délictueuse. Certains disent souvent que le cœur du football bas-rhinois bat le plus fort à partir de Weyersheim, ils doivent avoir raison. On se presse au foot pour y commettre des péchés, comme on se pressait d’aller à la messe, pour les expier.

« J’espère que nous aurons plus de supporters que de spectateurs, comme les 200 qui nous avaient suivis à Villefranche », commence par dire Éric Becker, qui sait depuis l’été dernier la difficulté d’exercer dans cet endroit, où derrière presque chaque spectateur se cache son successeur sur le banc de touche.

Mais quand il s’est agi de déneiger le terrain, des dirigeants aussi dévoués et peu démonstratifs que Roland Scheider, des bénévoles et des anonymes, étaient là. « C’est franchement touchant. L’engouement est énorme. On annonce près de 3 000 spectateurs, reprend l’entraîneur de cette USSU au sang bleu, avant de se laisser aller à plaisanter… quoique. On va devoir en placer certains dans les haies, en planquer peut-être d’autres sur les toits des maisons. Mais ça promet d’être grandiose. »

Dans quelques heures, on va certainement d’abord frissonner de froid, puis les Sarre-Unionnais, représentants d’une petite ville ou d’un gros village de moins de 3 000 âmes loin de tout, où les accents lorrain et alsacien s’entrechoquent sans fausse note, chercheront à diffuser d’autres frissons.

« J’avoue qu’il m’arrive de rêver à un scénario parfait »

« J’avoue qu’il m’arrive de rêver à un scénario parfait. Un défenseur niortais glisserait, et l’un de mes joueurs irait marquer le seul but dans le temps additionnel », souffle Éric Becker, qui a passé des heures et des heures à visionner des matches des Niortais pour en décortiquer le jeu. Il en sourit même une nouvelle fois.

« Ma femme a trouvé que j’avais passé trop de temps là-dessus. Les conditions de jeu vont peut-être envoyer mes considérations à la poubelle après dix minutes de jeu, et faire que rien ne se passe comme prévu. » Et comme la Coupe de France est du domaine de l’imprévisible…

Face à des Niortais que Régis Brouard aura su également préparer, sûrement requinqués par leur succès à Sochaux vendredi dernier (2-3) aussi, il faudra faire preuve d’enthousiasme, de générosité, d’audace, mais aussi et surtout de sérieux. Il faudra ces ingrédients alors que la préparation a été perturbée par les conditions météorologiques, obligeant les footballeurs à se retrancher deux fois (dont hier soir) dans le gymnase de la commune.

« On affronte un très gros morceau, avec un mélange de joueurs athlétiques et talentueux, de joueurs d’expérience et prometteurs. Et la Ligue 2, ce n’est ni le CFA, ni le CFA 2, c’est beaucoup beaucoup plus fort, estime à raison Éric Becker. Mais mes joueurs devront être libérés, comme je le suis, et jouer sans pression. Il faudra oser, entreprendre, ne pas trop subir. Quand on affrontait des plus petits que nous, on essayait de très vite marquer. Là, la première mission sera de ne pas encaisser de but trop tôt, ou pas du tout. »

Les Sarre-Unionnais ont quatre-vingt-dix minutes « pour écrire la suite de l’histoire », déjà magnifiquement ciselée jusque-là. Ils vont avoir besoin de ces quatre-vingt-dix minutes, d’une pincée de temps additionnel, voire d’une prolongation ou d’une séance de tirs au but, pour la poursuivre. Passer du magnifique au féerique dans un décor de Noël. Ils ont tout ça devant eux.

Battre Niort et succomber à la magie de la Coupe. Alors, ayez soif !

Source DNA.fr

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