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Toujours sur un nuage

21 janvier 2016 - 17:42

Alors qu’elle connaîtra son adversaire des 8es de finale ce soir (tirage au sort à partir de 20h), l’US Sarre-Union est toujours sur son petit nuage. Retour avec cinq des héros de l’épopée.

Comme on ne « change pas une équipe qui gagne » et que Laurent Weinstein, le président sarre-unionnais, se laisse gagner par la superstition collée à tout bon footballeur, ce sont bien Jean-Louis Schwendimann et Guy Irion qui représenteront ce soir à Saint-Étienne leur club au tirage au sort des 8es de finale.

« Nous ne sommes pas fiers de nous-mêmes, mais plutôt de ce que nous avons montré de l’Alsace-Bossue »

« Beaucoup de gens veulent me remercier. Je n’ai pas besoin de cela, car je dois énormément aux dirigeants et aux bénévoles qui m’entourent, explique l’homme fort de l’USSU. Ils sont consciencieux, travailleurs, presque professionnels même s’ils sont obligés de prendre des jours de congés à leur travail pour l’être. »

Il raconte qu’il a aimé « l’aide spontanée des clubs du secteur », que ça fait sa fierté. « Nous ne sommes pas fiers de nous-mêmes, mais plutôt de ce que nous avons montré de l’Alsace-Bossue. J’avais promis mardi soir de retrouver mon calme, mais j’avoue que je n’ai pas complètement réalisé. »

Vianney Schermann, l’unique buteur de la rencontre face à Niort, confie avoir repris son travail de commercial avec quelque peine. « J’ai un peu traîné les pieds », sourit le Lorrain.

« On prend conscience de ce qu’on a réalisé, je suis encore un peu sur mon nuage. Mais il faut vite en descendre pour retrouver le championnat, et y montrer enfin ce qu’on vaut vraiment. On ne va quand même pas descendre. »

Tout doucement, il raconte l’après-but, les verres partagés avec ses coéquipiers, et la maîtrise de Thomas Zerbini, qui a peut-être trouvé sa reconversion.

« Il nous a invités chez lui, il nous a fait le repas : steak-pâtes-œufs. La cuisson était parfaite. On a parlé, parlé. Avec tout ça, je suis rentré à cinq heures du matin… »

Comme on en parle, Thomas “Z” Zerbini, dit le “Verratti d’Alsace-Bossue” était forcément d’humeur joyeuse quoique travailleuse hier vers 14h. « Je suis en train de faire la vaisselle. Pour vider les assiettes, il y avait plus de monde. Là, il n’y a plus personne (rires). »

Parce que Thomas Zerbini est capable de sérieux, et mérite d’être pris en tant que tel quand il troque sa tenue de cuistot pour celle du bleu de l’USSU, il poursuit.

« Ce que nous avons vécu est magique. Il y avait tout : du public, de l’ambiance et un scénario irréel. Et puis surtout, on a récompensé nos dirigeants et nos bénévoles, raconte l’homme aux jambes et aux poumons inépuisables. Ça, c’est un pur moment de bonheur. Mais nous avons désormais le devoir de nous inspirer de tout ça pour nous refaire en championnat. »

Cette fois, c’est Éric Becker qui se précipite au parloir, la voix assez cassée, mais pas assez pour ne pas aller au boulot lui aussi. « Je ne vais pas me prendre pour un autre maintenant que je vis ça », commence par dire l’entraîneur, tout juste reparti travailler pour le compte de… l’AS Sarreguemines, un des potentiels adversaires de l’USSU au prochain tour.

Quelque chose a changé à Sarre-Union depuis mardi

« Sans prétention, j’ai un vrai sentiment d’accomplissement par rapport au travail effectué en amont. Les joueurs ont complètement adhéré. Lors de la séance vidéo, puis de la causerie, j’ai eu droit à quarante-cinq minutes de silence studieux. C’était un moment rare, précieux. »

Il lâche même avec le sourire avoir eu un plaisir particulier quant au déroulé de la rencontre. « À un moment, tu te dis que tu devrais mener 2 ou 3-0. Et puis, tu es tout près d’encaisser un but. Et, au moment idéal, tu plantes celui qui te qualifie », reprend-il tout en avouant du bout des lèvres une « petite fatigue nerveuse » avant de conclure sur le thème:

« Franchement, même si j’ai un peu souffert, je préfère ce scénario. On vient de terminer un chapitre du club, on espère maintenant en écrire un autre, mais après avoir pris des points en championnat. »

Et parce que la conclusion lui revenait de droit, c’est Laurent Weinstein qui prend son temps de parole. « Après tous les efforts consentis, après toutes ces années compliquées, on a le droit de savourer. Et c’est tout ce coin, toute l’Alsace même, qui doit être contente. C’est un moment très fort que nous allons tous conserver, mais que nous avons envie de partager. »

Parce qu’il le dit d’une voix calme, mais assez prégnante pour être entendue, « quelque chose a changé à Sarre-Union » depuis mardi soir…

 

Source DNA.fr

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