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Romaine Guinebert: De Coupe en coupes

5 février 2016 - 17:39

Responsable de la toute jeune section féminine de l’USSU, Romaine Guinebert et ses joueuses vivent elles aussi au rythme de la belle épopée de leurs homologues masculins.

Son métier, c’est de couper et coiffer les cheveux. Depuis quelques semaines, elle a le béguin pour la Coupe de France et, lors la géniale soirée du 19 janvier, elle servait des coupes de champagne après la victoire contre Niort en 16e de finale.

« J’aime cette petite folie qui s’est emparée du club »

Quand elle se raconte, Romaine Guinebert (45 ans), responsable de la section féminine de l’USSU, parle très doucement, mais a les yeux qui brillent.

« Je suis admirative du parcours de l’équipe, dit-elle. J’aime son jeu, sa cohésion. J’aime cette petite folie qui s’est emparée du club. Les joueurs sont vraiment chouettes et humbles. Tiens, je n’en ai encore coiffé aucun… (rires) »

Native de Sarre-Union et citoyenne de Sarrewerden, c’est à cause d’un doigt cassé au basket-ball qu’elle a définitivement opté pour le football. Quoi de plus normal avec un père arbitre et deux frères qui y jouaient.

« C’est un milieu qui m’est familier, sourit-elle. Aujourd’hui, le football fait partie de ma vie. Nous avons six licences à l’USSU : la mienne, celle de mon mari (Dany) , mes trois filles (Solène, Inès et Elisa) et mon garçon (Lilian). »

Il n’y a qu’elle qui ne joue pas, mais son implication est décisive car, poussée par sa fille aînée et mordue de foot, elle est à l’origine de la création de la section féminine du club il y a trois ans.

« Être coiffeuse m’a bien servi pour recruter »

« Je connais bien Dominique, l’épouse du président, raconte-t-elle. Je suis allée la voir pour lui parler de ce projet. Elle a approuvé, m’a dit de réunir des joueuses et qu’elle se chargeait de trouver des entraîneurs. »

« Être coiffeuse m’a bien servi pour recruter, rigole-t-elle. J’ai trouvé vingt filles et Dominique a ramené deux entraîneurs (Kevin Pirson et Maxime Munsch). »

Elles ont de 17 à 36 ans, sont lycéennes, étudiantes, employées, ouvrières, aide-soignantes, infirmière ou… coiffeuse. « Les débuts ont été durs, à peine cinq filles savaient vraiment jouer… »

Mais l’engouement et l’ambiance sont là. Et les progrès ont suivi. Aujourd’hui, une équipe seniors et des U18 (« Elles ont battu la Musau ! ») portent les couleurs de l’USSU. Benoît Herrmann et Anthony Brosi ont étoffé le staff technique.

Romaine, elle, a un autre rôle, tout aussi décisif. « Je m’occupe surtout du relationnel. C’est gérer les conflits, s’occuper de leur habillement, de leur alimentation. J’ai toujours un panier sous le bras avec des biscuits ou des pâtes de fruit. Je suis aux petits soins avec elles. C’est un rôle important, les filles aiment bien avoir quelqu’un qui les accompagne. »

Elle fait aussi chauffeur avec l’aide de parents, embrasse “ses” joueuses quand elles marquent un but et essaye de rester calme au bord de la touche, « sinon l’entraîneur me vire ! ».

« Les filles sont talentueuses, disponibles et agréables, se réjouit-elle. On peut toujours compter sur elles. Un beau lien s’est créé entre elles et moi. Cela donne de l’énergie pour se démener et chercher des sponsors. »

« Le toit avant les fondations »

« J’ai commencé par le toit avant de faire les fondations, conclut-elle. Cette section se met tout doucement en place. Mon but est de la développer, de créer une école de foot féminin et d’avoir une équipe dans chaque catégorie. »

Quand cet objectif sera atteint, c’est, bien sûr, autour d’une coupe, qu’il conviendra de le fêter.

 

Source DNA.fr

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