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Vianney Schermann, comblé à Sarre-Union !

6 février 2016 - 10:04

L’unique buteur du 16e de finale face à Niort, Vianney Schermann, est resté à Sarre-Union malgré des sollicitations de clubs plus huppés. Son emploi en dehors du football n’y est pas étranger.

Du haut de ses 28 ans, Vianney Schermann, Sarrebourgeois né à Saverne, est le joueur de l’équipe fanion qui a la plus grande ancienneté à l’US Sarre-Union, club qu’il a rejoint en 2007 à l’âge de 19 ans à la demande de Roudy Keller. Cet ancien joueur de Sarrebourg, qui évoluait alors en DHR Lorraine, passait déjà un palier au niveau sportif avec ce changement de club. Mais le jeune étudiant en BTS action commerciale à Sarrebourg n’imaginait pas encore que cette marche n’était qu’une étape vers les championnats de CFA2 et de CFA. « Vu le niveau d’où je venais, je ne m’imaginais même pas pouvoir jouer un jour en CFA. Ça semblait inaccessible ».

Roudy Keller, « on peut dire qu’il m’a recruté deux fois »

Au fil des années, il va pourtant réussir à hausser son niveau de jeu et à se maintenir au même niveau que l’exige la division où évolue l’US Sarre-Union. De la division d’honneur de 2007 à 2009, il connaîtra la joie de la montée en CFA2, puis deux ans plus tard, celle d’atteindre le CFA, niveau actuel de Sarre-Union. Et malgré les quatre divisions d’écart avec le club qu’il a quitté en 2007 et plusieurs changements de poste, Vianney s’impose de plus en plus comme un des piliers importants de l’édifice Sarre-Unionnais. Tour à tour ailier, milieu latéral puis défenseur latéral, celui qui est parfois surnommé « le grognon » dans le vestiaire, passe d’un poste à l’autre sans faire trop de vagues.

Cette capacité d’adaptation, Vianney l’a également sur un autre terrain, celui du travail. Après ses études sarrebourgeoises, il a poursuivi par une licence en management et gestion à Strasbourg. Puis en 2011, il entre comme intérimaire en production à l’entreprise Bruder Keller spécialisée dans la tôlerie fine et la tôlerie industrielle, qui travaille avec une clientèle de professionnels. La société Sarre-Unionnaise est dirigée par celui qui est encore le président de l’US Sarre-Union pour quelques mois, avant de prendre la casquette de directeur sportif, Roudy Keller. « On peut dire qu’il m’a recruté deux fois », s’amuse-t-il.

Après quelques mois à naviguer sur différents postes, au pliage, à la finition ou encore au montage, une perspective s’ouvre pour le jeune sarrebourgeois. Le commercial de l’entreprise doit partir à la retraite deux ans plus tard. Vianney entame alors, avec l’aval de son patron, une formation en interne pour prendre la suite. Un cursus qui se poursuit depuis, car comme l’explique Vianney Schermann, « pour renseigner au mieux les clients sur ce que nous sommes capables de faire, il faut connaître les outils de production et les possibilités techniques de l’entreprise ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a suivi deux jours de formation sur la soudure cette semaine.

Ses journées de travail débutent dès 7 h du matin. « En général, je consacre les premières heures au traitement des mails et à faire avancer les dossiers commencés la veille. Puis vers 9 h du matin, une petite réunion est programmée dans chaque service ». C’est après que le téléphone commence à chauffer, entre les coups de fils de clients et ceux qu’il passe pour en relancer d’autres. Et à chaque demande, le commercial doit s’adapter, répondre au plus juste en fonction de l’attente du client et de la capacité de production de la société. « Ces dernières années, il y a eu une accélération. Les clients veulent de plus en plus être livrés très rapidement, mais ce n’est pas toujours possible d’un point de vue technique ». Il faut alors une certaine souplesse et une bonne connaissance de son vis-à-vis pour réussir à faire accepter ces contraintes et fidéliser la clientèle.

« Nos atouts, c’est la qualité française, la qualité de l’entreprise, une bonne réactivité et le suivi », explique Vianney Schermann. Si ses fonctions de commercial s’exercent essentiellement au bureau à Sarre-Union, il est parfois amené à se déplacer directement chez ses clients, dans le Grand Est, en Allemagne ou en Suisse. Des déplacements qui n’affectent pas son implication au niveau du football. « J’ai peut-être raté quelques entraînements à cause de ça, mais je fais en sorte que ce soit le plus rare possible ». Sinon, pour les matchs en semaine, pour les matchs reportés ou plus exceptionnel cette année pour la Coupe de France, « je pose une journée de congés pour être présent au rassemblement d’avant-match. Je n’ai pas de passe-droit ».

Quant au fait de travailler sous les ordres de celui qui est aussi l’ancien président et actuel directeur sportif du club, Vianney Schermann explique que ça ne pose pas de problème. « On ne mélange pas les choses entre le professionnel et le football ». Et d’après lui, « Roudy Keller est même plus exigeant à l’entreprise que sur le bord du terrain ». Quand on sait la passion et l’exigence de ce dernier sur les performances de ses joueurs sur le terrain, Vianney et ses collègues savent que le travail doit être correctement effectué pour que leur patron ait le sourire.

Il a fait le choix de rester à Sarre-Union

Les journées de travail de Vianney Schermann s’achèvent en général à 17 h. Il s’accorde alors un petit temps de repos avant de rejoindre le stade pour les entraînements de la semaine.

Ce quotidien aurait pu changer l’été dernier. « J’avais des propositions de clubs de divisions supérieures à la nôtre, explique-t-il. Mais j’ai refusé. J’ai ce qu’il me faut à Sarre-Union. J’ai un bon boulot, des amis dans l’équipe et je suis proche de ma ville natale et de mes amis d’enfance. Si ces propositions étaient arrivées lorsque j’avais 22 ans, je serais parti tout de suite. Mais là, à 28 ans, c’est un risque que je ne voulais pas prendre. Je préfère jouer la sécurité. Imaginez ce qui se serait passé si je m’étais blessé pendant la préparation. J’aurai tout perdu, y compris mon travail ». Il ajoute aussi : « Si j’en suis là, c’est grâce à mes parents et à Roudy Keller qui est venu me chercher pour le club et qui m’a embauché dans son entreprise. Et puis j’ai vu le club grandir. Ce n’est plus l’USSU que j’ai connu en 2007. Il y a d’autres exigences avec le CFA, mais ça reste un club familial, un club de village, avec toujours beaucoup de bénévoles. Ils sont là pour nous. Quand je vois ce qu’ils ont fait pour déneiger le terrain avant Niort, c’est génial. C’est aussi grâce à eux que le club en est là aujourd’hui. Sans eux, je ne suis pas sûr qu’on aurait eu le budget pour être encore en CFA aujourd’hui ».

 

Source DNA.fr

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