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Coup de projecteur sur Bouquenom, 2ème étape

8 février 2016 - 09:11

Jusqu’à mercredi et la venue de Lorient, une déambulation dans les rues de Buggenum, autrement dit Sarre-Union, permettra de se familiariser avec l’histoire de la cité. Deuxième étape, sur le pont de la Sarre.

Sarre-Union serait-elle une vue de l’esprit ? Si vous déambulez dans la partie haute de la ville, les anciens vous diront que vous êtes à Buggenum , comparé à l’époque de sa splendeur à un « petit Strasbourg » pour son cachet médiéval.

Sur la rive gauche de la Sarre, à partir de la rue de Verdun, on vous expliquera que vous venez de pénétrer dans la Neistadt , autrement dit la Villeneuve, fondée en 1707 par les Nassau.

Et Sarre-Union, dans tout ça ? « C’est une conséquence de la Révolution, explique Jean-Louis Wilbert, vice-président de la société d’histoire de Saverne. En 1793, les communes du pays de Sarrewerden furent rattachées à la République. La même année, le député Henri Karcher demanda le rattachement des deux villes au Bas-Rhin plutôt qu’à la Moselle. Le choix était avant tout dicté par des considérations religieuses : il préférait retrouver les protestants d’Alsace que de rester avec les catholiques de Lorraine. »

Le 28 prairial an II , à savoir le 16 juin 1794 dans le calendrier révolutionnaire, la fusion des deux villes fut actée. Le nom de Sarre-Union s’imposa comme une évidence, avec le pont faisant office de trait d’union entre les deux quartiers.

« Ce fut davantage un mariage de raison que d’amour, sourit Jean-Louis Wilbert. À plusieurs reprises au cours du XIXe siècle, une séparation était envisagée. Mais les préfets s’y sont toujours opposés. »

En cherchant bien, la querelle de clochers perdure encore un peu aujourd’hui. Mais elle ne va jamais au-delà d’un zinc du bistrot.

 

Source DNA.fr

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