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Focus sur Fabrice Oumedjkane, le nouvel entraîneur

18 mars 2016 - 13:54

Il est issu d’une famille renommée et a été élevé dans l’accomplissement par le sport. Fabrice Oumedjkane, qui a remplacé Éric Becker à la tête Sarre-Union, aime relever les défis qui se présentent.

Oumedjkane, façon sprinteur

« Dans la vie, il faut savoir tenter des choses. Mon père n’arrêtait pas de me répéter cela. Donc, j’ai dit oui. » Son père, justement, se prénommait Bernard, un mélange « de convivialité et d’amour du travail bien fait », qui s’était fait connaître quand il secondait bénévolement Michel Ettorre, alors entraîneur des gardiens de but du RC Strasbourg.

« Dans la vie, on apprend tous les jours et on apprend beaucoup des autres »

Ensemble, ils avaient même créé un centre de perfectionnement pour les jeunes numéros 1 du coin à Schwindratzheim, à la fin des années 90.

« Quand il est décédé, c’est le seul break que je me suis accordé avec le foot, avec ces six mois derniers », reconnaît Fabrice Oumedjkane, né un jour d’août 1973 à Strasbourg, et « Alsacien à 150% », comme le dit avec un grand sourire ce cadre de la Chambre de Commerce.

Le football coule dans ses veines comme le sport court ainsi dans les veines de son frère Philippe, athlète réputé de demi-fond devenu… entraîneur à Lingolsheim, ou dans celles de Cyrille, son cousin, plongeur de haut vol de niveau mondial.

« On nous a toujours poussés à pratiquer un sport, à côté des études. Chez nous, c’était une nécessité. »

Et lui s’est très vite tourné vers l’encadrement, par choix et par goût. Il avait à peine dix-huit ans qu’il obtenait son Brevet d’État, lors des saisons passées à l’AS Strasbourg.

Puis il s’était ensuite installé à Saint-Raphaël. « J’ai pu y travailler avec des gens comme Éric Géraldès et surtout Michel Troin, un grand Monsieur. »

Le premier avait été joueur au Racing (de 1989 à 1991), le deuxième, passé par la Real Sociedad et Rennes à suivre Philippe Montanier, avait révélé des joueurs comme Vieira, Frey, Luccin ou Escudé quand il s’occupait du centre de formation de l’AS Cannes. « Dans la vie, on apprend tous les jours et on apprend beaucoup des autres. »

Alors, quand il s’était retrouvé à l’ASP Vauban Strasbourg, il apprendra encore de Pascal Droehnlé, Laurent Maennel, Hervé Sturm et Bruno Paterno… qu’il aurait dû rejoindre à Sarre-Union en 2014. Il avait alors préféré aller au SC Schiltigheim s’occuper des U19.

Il a appelé Éric Becker « par politesse, par respect »

« Ce sont quatre caractères différents, quatre façons de faire et quatre visions différentes », étaye celui qui, en retraçant sa route, espère balayer d’un revers de main son manque d’expérience supposé.

Et puis, il y a une quinzaine de jours, Laurent Weinstein, le président de Sarre-Union, l’avait recontacté pour lui proposer de venir en Alsace-Bossue comme adjoint, « une simple reprise de contact, mais pour la saison prochaine ».

« Quand il m’a ensuite proposé de reprendre l’équipe “Une”, j’ai appelé certaines personnes comme… Bruno Paterno. Il ne savait pas trop quoi me dire, sourit Fabrice Oumedjkane. Et puis, j’ai dit oui parce qu’une telle proposition ne peut pas se refuser. Même si mon emploi du temps se charge. »

Depuis lundi, il a d’abord pris le temps d’appeler Éric Becker, son prédécesseur « par politesse, par respect pour le travail accompli et parce que c’est compliqué humainement de prendre la place d’un collègue, surtout quand c’est quelqu’un de bien ». Il a aussi pris le temps de prendre le pouls de sa nouvelle équipe.

« C’est elle qui compte, pas moi. Comme la dénomination de mon poste l’indique, je suis là pour entraîner les gens dans mon sillage, pour les emmener quelque part. Un entraîneur doit être entraînant. Je ne vais jamais sur une pelouse pour chercher le match nul. Là, j’ai rencontré des joueurs déçus, conscients de la situation, de leur part de responsabilité. J’ai senti l’envie de s’en sortir. »

Comme il sait qu’il deviendra l’adjoint d’Olivier Froemer la saison prochaine, Fabrice Oumedjkane sait la difficulté de sa mission, qui s’apparente plus à un sprint qu’à une course de fond, une mission plutôt casse-gueule. Prendre trente points lors des onze dernières sorties.

« Je suis plus dans l’impatience que dans la crainte ou la peur de mal faire. J’ai vraiment hâte d’être samedi. »

Demain, il faudra prendre impérativement les quatre points du succès pour reprendre le cours normal de la saison, éviter ainsi le retour à l’anormal.

 

Source DNA.fr

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