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Schermann, comme un symbole...

13 avril 2016 - 09:22

Vainqueur de Lyon Duchère, alors leader du groupe B, Sarre-Union s’est relancé dans la course au maintien. Avec, comme souvent, Vianney Schermann dans le rôle du buteur providentiel.

Plus il prend de l’âge, plus il rappelle Steven Gerrard, l’emblématique ex-capitaine du Liverpool FC. On lui parle de relégation, il vous relègue dans les cordes à force de marteler les mêmes mots.

« Moi, j’y crois toujours. Et j’y crois un peu plus depuis samedi soir. On ne va rien lâcher et on ne va jamais rien lâcher. »

« Tu sais que tu ne mérites pas ta place, mais c’est quand même toi qui l’occupes »

Vianney Schermann a toujours été un gamin entier, désormais devenu un homme de caractère, même pas peureux pour un sou quand il vient tancer son propre public après avoir marqué un but splendide samedi soir.

« Je ne sais pas quand, mais ça a encore sifflé contre La Duchère à un moment. C’est juste que les gens ont la mémoire courte, pas moi. Ils ont le droit d’être critiques puisqu’ils payent leur billet, mais pas insultants. Je ne le supporte pas. »

Alors, rattrapé par les mains de Roland Christmann, l’entraîneur des gardiens de but, il a salué à sa façon, avec un mélange d’élégance paysanne et de rage contenue, son propre but, le sixième de sa saison en CFA. Peut-être le plus important de tous, « avec les deux contre Montceau qui nous permettaient de revenir de 1-3 à 3-3 ».

Il ne parle même plus de celui (fabuleux, presque entré dans la légende) qu’il avait inscrit face aux Niortais, permettant à une région de s’engouffrer en huitièmes de finale de la Coupe de France.

Lui, quand il a ouvert les volets de son appartement hier matin, a revu le soleil. Au propre comme au figuré.

« C’est vraiment très compliqué de ne pas gagner depuis autant de temps, depuis la fin du mois d’octobre, raconte Vianney Schermann. Tu sais que tu ne mérites pas ta place, mais c’est quand même toi qui l’occupes. »

Alors, longtemps, très longtemps même, jusqu’à samedi soir, lui et ses coéquipiers ont « vraiment pensé être définitivement maudits ».

« Tu as beau faire les efforts, rien ne veut te sourire, rien ne veut tourner en ta faveur. Que ce soit moi, JP (Djé) ou Yann (Benedick) , tu te dis que tu ne sais plus finir le travail des autres. Tu plonges en plein doute. »

Et puis Lyon Duchère est venu à la maison, plein d’assurance, avec une défense en béton (15 buts encaissés en 23 rencontres). « On avait travaillé toute la semaine pour jouer avec un bloc très compact. Comme on savait qu’on allait se créer l’une ou l’autre occasion, on ne voulait pas prendre de but. Et la roue de la chance a tourné. »

Avec un sourire grand comme une montagne qu’on vient de déplacer – Vianney est capable de sourire –, l’attachant attaquant décrit le vestiaire juste après la rencontre.

« C’est le coach qui nous a demandé de faire un cri de victoire. On ne savait plus comment faire. »

Heureusement, le tonitruant et épatant Thomas Zerbini dit “Z”, a retrouvé le b.a.-ba de l’affaire vite fait.

« Ça fait un bien fou de pouvoir se libérer ainsi. Franchement, cela faisait si longtemps que nous attendions ce moment. »

Un anniversaire particulier

Bien évidemment, Sarre-Union est bien loin encore de son objectif de maintien, lui qui vient d’obtenir un premier succès après quatre résultats nuls.

« On vient de disputer cinq matches de Coupe. Comme on en a perdu aucun, nous ne sommes pas éliminés. Désormais, on a gagné le droit de disputer six finales. Et de regarder droit devant nous. On doit juste penser à court terme. »

Un court terme qui emmène les Bas-Rhinois à Villefranche dès ce samedi. Un adversaire contre lequel ils avaient sombré au match aller, un jour qui marquait véritablement le début de leur série noire.

Mais un adversaire face auquel ils s’étaient révélés en Coupe de France au tout début du mois de janvier. « On sait ce qu’on aura à faire », dit Vianney Schermann d’un ton presque sans réplique possible.

Là-bas, il fêtera ses 29 ans et il n’a aucune envie de partager son gâteau. Il le rêve entier à ses couleurs. Et c’est lui, aidé de son souffle rageur et animé de son air presque provocateur, qui allumerait les bougies. Même Steven Gerrard apprécierait…

Source DNA.fr

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