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Le bilan du président

7 juin 2016 - 11:35

Formidable en Coupe de France, où elle a disputé un 8e de finale contre Lorient (L1), l’US Sarre-Union n’a jamais trouvé son rythme dans le groupe B de CFA. Mais après la non venue de Moulins samedi soir, elle devrait se retrouver 14e , après le déclassement du club de l’Allier, et espère être repêchée en CFA. Tour d’horizon avec Laurent Weinstein, son président.

« Un président fait aussi des erreurs »

– La semaine dernière a été très agitée. Le communiqué très virulent, paru sur le site internet du club, a fait beaucoup réagir. Le regrettez-vous ?

– Bien sûr que non, je voulais juste instaurer la vérité. Il était destiné à nos supporters et partenaires afin d’éclaircir une situation confuse. Comme président, je leur devais ça, eux qui nous soutiennent tout au long de la saison. Il n’était pas destiné aux différents médias (sourire). Je regrette la tournure prise et je suis sincèrement désolé pour le club de Moulins.

« Je serai un peu plus modeste dans les annonces »

– Il n’empêche, Moulins n’est pas venu samedi et sera presque sûrement déclassé à la dernière place. Vous vous retrouveriez 14es. Croyez-vous au repêchage ?

– Nous avons maintenant des chances d’être repêchés (Sarre-Union est en 3e position des repêchables, ndlr) mais il faudra attendre les décisions de la DNCG. J’aurais préféré gagner notre maintien sur le terrain.

– Sans anticiper sur la suite des événements, quels mots vous viennent spontanément en bouche pour évoquer cette saison ?

– Une saison gâchée. Quand on met en place une telle équipe, on n’a pas le droit d’être là où nous sommes. Même si nous avons souvent vu du très beau football, nous avons encore plus souvent couru après le score. En début de saison, j’avais annoncé à mes partenaires une place en haut du tableau. Pour celle qui vient, je serai un peu plus modeste dans mes annonces.

– On entend dire que la Coupe de France a pris beaucoup d’énergie. Qu’en pensez-vous ?

– Tous le disent. Moi, je dis simplement que nous sommes entrés dans cette compétition lors des 32es de finale à Villefranche début janvier. Avant, nous avions des tirages plutôt favorables. Pourtant, dès décembre, nous étions déjà dans la charrette en CFA. Si nous avions la tête ailleurs en janvier, tout devait revenir à la normale fin février. Prenons tous exemple sur la SIG : ses joueurs sont sur tous les tableaux depuis des mois sans donner l’impression d’être fatigués. Donc, la Coupe de France a bon dos.

– Après coup, regrettez-vous le départ de Bruno Paterno, dépositaire du jeu pendant les deux plus belles saisons de l’USSU ?

– Bruno aura marqué le club, c’est une certitude. Tous les supporters en parlent encore aujourd’hui, certains d’entre-eux vont même le voir dans son club actuel, à Raon-l’Étape. Une chose est sûre, Bruno fera partie des meilleurs entraîneurs de l’histoire de l’USSU. Un président fait aussi des erreurs.

– Avez-vous fait trop confiance aux joueurs ?

– Je me dois de faire confiance à mon staff et, surtout, à mon directeur technique avec qui je suis en relation tous les jours. C’est à eux de faire les réglages nécessaires pour que tout fonctionne. Cette saison, certains joueurs ont montré un état d’esprit exceptionnel, certains m’ont déçu. Mais j’aime faire confiance à tous ces gens.

– N’avez-vous pas été trop sûrs de vous après une saison 2014/2015 très prometteuse ?

– Si, bien évidemment. Surtout quand on garde la majeure partie des joueurs de la saison précédente. Personne ici n’aurait parié sur une place de relégable. C’est tout simplement dommage.

Laverny pour épauler Oumedjkane

– Financièrement, la descente en CFA 2 aurait-elle une incidence ?

– Il est évident qu’il faudra revoir beaucoup de choses, car le budget sera amoindri. Heureusement, les retombées financières de notre parcours en Coupe de France confortent un peu nos fonds propres. J’ai rencontré au courant de la semaine nos sponsors et nous avons évoqué sans équivoque les deux scénarios, CFA ou CFA 2. Ils m’ont conservé leur confiance et nous soutiendront la saison prochaine. C’est rassurant pour moi et pour le club.

– On a vu arriver Fabrice Oumedjkane mi-mars en lieu et place d’Éric Becker. Sera-t-il toujours là à la rentrée et lui avez-vous trouvé un adjoint ?

– Oui, Fabrice sera l’entraîneur la saison prochaine. Ce garçon a fait un travail formidable en très peu de temps et sa mission était très difficile. Il sera assisté par Jean-Pierre Laverny (l’ancien professionnel de Toulouse a été éducateur au Racing, Obernai et Biesheim, ndlr). Je les ai rencontrés récemment, afin de faire les réglages nécessaires. Je souhaite que le duo soit gagnant.

– Quels sont les joueurs qui ont émis leur intention de partir et ceux que vous espérez conserver ?

– Au vu de la situation, il faut encore attendre. Beaucoup de nos joueurs attendent le verdict final. Je laisse ce fastidieux et journalier travail à mon directeur technique, Roudy Keller.

– Quelle sera l’ambition de Sarre-Union dans ces championnats qui s’annoncent tous deux très relevés ?

– Si nous devions évoluer en CFA 2, nous nous devons de tout faire pour jouer les premiers rôles, une descente est toujours difficile à vivre. Nous serions alors l’équipe à battre. Mais il faudra tout faire pour repartir au niveau supérieur. Si nous évoluons en CFA, nous resterons bien évidemment beaucoup plus modestes (sourire).

Source DNA.fr

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