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Le bilan de la saison avec Faride Touileb

23 mai 2018 - 09:26

Faride Touileb a vécu son dernier match de championnat sur le banc de l’US Sarre-Union, samedi face à Trémery (3-3). Avant de rejoindre Raon-l’Étape où il officiera en tant que manager général, l’entraîneur-adjoint tire un bilan de la saison de N3 et explique les raisons de son départ.
« Je voulais finir le travail »

– Vous avez terminé votre exercice par un match nul un peu décevant contre Trémery. On imagine que vous auriez aimé une autre sortie pour votre dernière en championnat sur le banc sarre-unionnais…

– Je suis reparti frustré. Hier (samedi) , on n’a pas donné ce qu’on aurait dû donner à notre public. Au final, ce match résume parfaitement notre saison. Mais on joue avec les mêmes joueurs depuis deux mois. Ils font beaucoup d’efforts et ils ont laissé de l’énergie avec la Coupe d’Alsace, qui est devenue notre priorité de la fin de saison.

– La saison de National 3 est désormais terminée. Comment l’analysez-vous ?

– Notre préparation nous a mis sur de bons rails, ce qui laissait entrevoir la qualité de cette équipe. Mais Schermann a manqué lors des six premiers matches (pour cause de suspension) et Zerbini se blesse en préparation et ne revient qu’en octobre. Son absence est pour moi un élément clef de notre début de championnat mitigé.

« J’ai peut-être eu un projet de jeu trop ambitieux »

Avec le Thomas que l’on a aujourd’hui, je suis sûr qu’il nous aurait portés jusqu’en N2. C’est un paramètre à ne pas occulter. Après, j’ai peut-être eu un projet de jeu trop ambitieux, surtout pour une première année. Je suis peut-être allé trop vite, même s’il me semble que les joueurs ont apprécié.

– Et en deuxième partie de saison, alors que vous êtes deuxième au classement en mars, il y a cette terrible série de six matches sans victoire, dont cinq défaites…

– C’est mon gros regret. Je pense très franchement que l’USSU n’avait rien à envier à un club comme Haguenau pour la montée. Mais on a manqué de régularité. Cette série nous a plombés notre phase retour. Mais il y a plein de petites choses qui ont fait qu’on n’a pas réussi à accrocher l’accession. Peut-être nous aurait-il fallu un effectif avec deux ou trois joueurs supplémentaires ? La blessure de Guerreiro (rupture des ligaments croisés en mars) nous a aussi perturbés dans notre construction de jeu.

– Avez-vous douté à ce moment de la saison, alors que la zone rouge n’était plus très loin ?

– À aucun moment, je ne me suis senti menacé. Les dirigeants ont également dégagé de la sérénité, c’était quelque chose d’important pour un entraîneur et les joueurs. Il n’y avait aucun affolement car je savais que ce qu’on faisait était bien. Les joueurs se sont arrachés et ont toujours travaillé avec le sourire. C’est un signe qui montre que tu ne vas pas y aller (en R1). Et avec la qualité offensive qu’on avait, je savais que ça allait tourner.

– Vous avez annoncé votre départ il y a une semaine, dans quel état d’esprit quittez-vous le club ?

– Je voulais finir le travail qu’on avait entamé avec Roudy (Keller) et Philippe (Wilhelm). Ils m’avaient accordé leur confiance et je les remercie encore pour cela. On a formé un vrai trio et ça s’est bien passé, autant sur le plan du travail que sur celui de l’humain. C’est l’une des raisons pour laquelle j’ai longtemps hésité à poursuivre l’aventure. Mais la route (il réside à Raon-l’Étape) m’a vraiment épuisé. Pour la première fois depuis que j’entraîne, j’ai privilégié le côté familial. J’ai envie de faire un bisou à mes filles (il en a trois) avant qu’elles aillent se coucher. Je les ai longtemps négligées. La vie de famille est importante. C’est un choix.

Source DNA.fr

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