1 465 240 visites 7 visiteurs

Des gens (très) remontés

18 août 2015 - 09:16

Comme la saison passée, après trois exercices entamés par des résultats nuls, Sarre-Union s’est incliné samedi soir lors de l’ouverture du championnat. Et Éric Becker, même dimanche à midi, avait du mal à digérer le déplacement à Moulins.

Éric Becker est comme tous les entraîneurs, qui aiment lancer une saison par une victoire pour se permettre une bonne respiration après une préparation toujours ardue. Et pour valider certaines choses entrevues. Dans l’Allier, ses joueurs étaient partis pour frapper un gros coup. Ils en ont pris un bon derrière la tête.

Ils avaient ainsi mené au score grâce à ce bon diable de Jean-Philippe Djé. Malheureusement, ils concédaient un penalty presque dans la foulée, juste avant la pause, puis perdaient Yann Schneider (expulsé) peu après. Et encaissaient rapidement le deuxième but de l’insuccès. Un scénario à vous rendre presque fou à lier.

D’ailleurs, après avoir servi de chauffeur pour rentrer de Moulins, puis s’être reposé après une nuit très courte, Éric Becker n’avait pas trouvé le temps de décolérer à l’heure où la France se met à table pour déjeuner.

« Même à froid, je suis très remonté, chaud même »

« Même à froid, je suis encore très remonté, chaud même pour évoquer ce premier match, commence par dire l’entraîneur sarre-unionnais. Je rêvais d’un autre baptême du feu. On nous siffle un penalty très limite. Quand je me lève du banc de touche, le délégué me dit que c’était peut-être une compensation par rapport à notre but, marqué sur un quiproquo. Quant à l’expulsion, elle est plus que sévère. Yann (Schneider) touche à peine un adversaire, ce qu’il reconnaîtra d’ailleurs, sans être dernier défenseur, sans faire faute par derrière. »

Il le dit sans fard, l’arbitre lui a gâché sa première soirée en CFA. « Il a été désastreux, ou au moins loufoque. Je n’ai pas l’habitude de parler d’un arbitre, mais j’espère presque pour lui qu’il a été plus malhonnête que mauvais, se force à sourire Éric Becker. Il nous a imposé une double peine. Celle d’hier (samedi) , celle de samedi prochain. »

Déjà privé de bon nombre de ses joueurs, l’homme du banc de touche de l’USSU va en plus devoir se passer des services de Yann Schneider les trois prochains matches, tarif minimum pour une expulsion directe.

« C’est un ennui de plus qui s’ajoute. On va devoir se passer de son expérience et de son jeu de tête. Quand le coach te dit “désolé” à la fin de la rencontre, c’est qu’il s’est passé des choses. Je n’ai pas le sentiment que nous avons perdu à Moulins, mais que quelqu’un en a décidé ainsi. Sincèrement, je préférerais dire que nous avons été baladés, que notre adversaire était plus fort, pour expliquer une défaite. Et c’est d’autant plus frustrant quand ce n’est pas le cas. Je suis très déçu pour mes joueurs », souligne Éric Becker.

Un goût d’inachevé

Puisqu’il faut aussi parler de football, il dit toutefois que son équipe « a parfois manqué de cohérence », mais qu’elle n’a toutefois jamais baissé la tête.

« Nous avons fait preuve d’abnégation, su faire face à la rapidité du jeu de Moulins. Ils ont eu des occasions, mais on en a eues aussi. »

Il se dit quelque peu impatient d’être samedi, à l’heure de recevoir la réserve sochalienne, qui vient d’être surprise par… Saint-Louis/Neuweg.

« Après ce genre de matches, on a un goût d’inachevé en bouche. On a envie de vite tourner la page, on n’a pas le choix de toute façon. On a surtout envie de rebondir. »

Histoire de ne pas avoir l’appétit coupé quand il se mettra à table le dimanche, à l’heure du déjeuner.

 

Source DNA

Commentaires

Les membres déjà inscrits sur le site de votre club :

  • 2 Présidents
  • 8 Dirigeants
  • 1 Entraîneur
  • 4 Arbitres
  • 8 Joueurs
  • 106 Supporters