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Luttre contre le racisme: Brahmia témoigne

7 mai 2019 - 11:55

Farez Brahmia, le milieu offensif de l’US Sarre-Union, s’est dit « affecté » par les insultes racistes dont a été victime l’Amiénois Prince Gouano vendredi dernier. Lui-même a déjà vécu une situation similaire par le passé.
Continuer à jouer malgré les insultes   La scène a de nouveau bouleversé le monde du ballon rond. Vendredi dernier, lors du match de Ligue 1 opposant le Dijon FCO au Amiens SC, le capitaine picard Prince Gouano stoppe le jeu et se dirige soudainement vers les vestiaires. Des cris de singe à son encontre seraient descendus des tribunes du stade Gaston-Gérard. Après une dizaine de minutes à palabrer, le numéro 2 amiénois revient sur la pelouse, l’arbitre lui ayant certifié qu’à la prochaine intervention de ce type, la rencontre serait définitivement interrompue.Ce nouvel épisode a, sans surprise, eu de l’écho jusqu’au monde amateur. Farez Brahmia, le milieu offensif de l’US Sarre-Union, s’est dit « touché ». Et très vite, il a avoué avoir « déjà subi » un tel traitement sur le rectangle vert. « À l’époque, je jouais au Racing, relate-t-il. À un moment, durant le match, un homme, une personne âgée me dit : “Espèce de gris, tu nous apportes le mauvais temps”. Ça m’avait vachement marqué parce que j’étais jeune ».« Mentalement, j’étais paré »Plus intelligent, Farez Brahmia ne répond pas à l’invective. « J’ai réussi à rester calme », explique-t-il. Le natif de Saint-Louis ne s’est pas emporté et il le doit notamment à sa formation effectuée au Racing Club de Strasbourg, un club qu’il a fréquenté durant une dizaine d’années. « Mentalement, j’étais paré, souligne le joueur aujourd’hui âgé de 29 ans. Dans la formation que j’ai eue, on nous a toujours dit de faire abstraction des propos racistes ou des insultes. »Le milieu familial a aussi un rôle fondamental à jouer. L’ancien joueur de Lyon-la-Duchère en National – la troisième division française – est né en France mais possède des racines algériennes. « Mes deux parents sont nés là-bas », indique-t-il. Ces derniers lui ont inculqué des valeurs saines. « Cela vient de l’éducation, insiste Farez Brahmia. Moi, j’étais entre guillemets formaté pour combattre ça. Mes parents m’ont expliqué qu’il y avait des personnes qui ne comprenaient pas bien les choses. Il ne faut pas s’emporter avec eux car ça serait donner de l’importance à leurs propos. Mais ça m’affecte de savoir que ça continue au niveau professionnel, c’est désolant et incompréhensible. Il y a des actions mises en place mais le phénomène se propage encore car il y a toujours deux, trois cons. »« Le fait de quitter le terrain, c’est la meilleure des solutions, il faut être solidaire »Le Sarre-Unionnais cautionne ainsi totalement la décision du défenseur central amiénois d’interrompre la partie. « Le fait de quitter le terrain, c’est la meilleure des solutions, il faut être solidaire. Il a également bien réagi ensuite en disant qu’on ne naît pas raciste. On est tous humains, on a tous le même cœur, les mêmes organes. »Julien MEYER« Je suis de confession musulmane mais je suis né en France, je suis Français. Je suis fier de mon pays et fier de vivre en France. C’est le pays qui m’a accueilli. »Farez Brahmia   Source DNA.fr

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