13 novembre 2021 à 10:32

Focus sur Joris Belgacem

S’il n’est pas le joueur le plus mis en lumière, Joris Belgacem n’en demeure pas moins un élément clé du onze sarre-unionnais. Épanoui depuis sa venue à l’été 2020, le milieu de terrain espère maintenant connaître les joies d’une épopée en Coupe de France.
Belgacem voit encore plus loin

Parmi les nombreux joueurs lorrains de Sarre-Union, c’est celui qui habite le plus loin. Joris Belgacem vit à Homécourt, en Meurthe-et-Moselle, tout près de la frontière avec la Moselle, à une bonne centaine de kilomètres du bourg d’Alsace Bossue. Tout sauf un problème pour l’homme de 27 ans.

« Je fais le trajet avec grand plaisir, sourit-il. J’ai découvert en Alsace une autre mentalité. Il y a du monde dans les stades, des supporters derrière leur équipe, de bonnes infrastructures même dans les petits clubs. »

« Je ne partais pas favori pour être titulaire »

Joris Belgacem est donc loin de regretter son choix de rejoindre l’USSU, il y a un an et demi. Le natif de Thionville avait jusqu’alors principalement évolué près de chez lui. D’abord dans sa ville d’Homécourt, sous les ordres d’Arnaud Bordi, puis à Amnéville.

 

« J’ai appris pas mal de choses grâce à David Fanzel, un entraîneur dur et exigeant, mais qui m’a fait progresser, explique le milieu de terrain, également passé par le Hamm Benfica, en D1 luxembourgeoise, le temps d’une saison (2016/2017). C’était une expérience enrichissante. J’ai pas mal joué, mais le rythme étude-foot (voir encadré) devenait dur à gérer. Je suis donc retourné à Amnéville (N3). »

Puis, Joris Belgacem retrouvera pendant un an le niveau régional, à Thionville (R1) et Gandrange (R2), avant de rebondir à Sarre-Union. « Après une année difficile, Sébastien Meyer m’avait prévenu qu’il y aurait du travail. Je ne partais pas favori pour être titulaire. »

Mais très vite, l’entraîneur sarre-unionnais installe sa nouvelle recrue dans le onze de départ. Véritable travailleur de l’ombre, “Belkass” a su depuis conserver sa place. « Pendant un match, je ne vais pas compter mes efforts. Je ne me gère pas. » Logique pour ce fan d’Ismaël Bennacer et de N’Golo Kanté, « la référence ».

Alors, oui, contrairement au champion du monde français, le Mosellan peut parfois paraître nerveux sur un rectangle vert. « Mais c’est plus une impulsivité de gagnant, pas de quelqu’un de méchant. Même à l’entraînement ! Amine Groune ou Ismaïl Ait Meziani adorent me piquer quand je perds. Et je tombe dans le panneau, rigole le joueur, bien plus calme dans la vie de tous les jours. C’est juste que je déteste perdre. Mais je sais que je dois mieux gérer mes émotions. »

« On sent que tout un club pousse derrière nous »

Dans le vestiaire des “Bleus”, Joris Belgacem est très proche d’Amine Groune. « C’est devenu un frère, comme Amine Naïfi. » Ce dernier, parti à Schiltigheim l’été dernier, retrouvera ses anciens coéquipiers ce samedi pour un 7tour de Coupe de France fort alléchant.

« On s’est tout de suite appelé en Facetime après le tirage, confie le Thionvillois. C’est une équipe de N2, la pression est de leur côté. »

Jusqu’à présent, le milieu de terrain ne s’est jamais hissé au 8e tour. Il voudrait bien que ça change, d’autant plus qu’un déplacement Outre-Mer est à la clé.

« Ce serait exceptionnel de vivre ce voyage avec ce groupe. Ismaïl est celui qui en parle le plus, il a dit qu’il laissera sa vie sur le terrain (rires). On sent que tout un club pousse derrière nous. On va tout faire pour passer. »

S’il joue face au Sporting, Joris Belgacem aura un rôle prépondérant dans l’entrejeu sarre-unionnais. Nul doute qu’il ne comptera pas les kilomètres parcourus. Mais cela, il en a l’habitude…

Une réussite aussi professionnelle

Les bonnes nouvelles s’enchaînent pour Joris Belgacem. En plus d’être titulaire à Sarre-Union, l’analyste financier vient de décrocher… son CDI, chez ING Luxembourg.

« C’est un aboutissement personnel, savoure le Mosellan. Je n’ai jamais tout misé sur le foot, qui m’a plutôt permis de financer une bonne partie de mes études. Mon travail engendre une certaine fatigue mentale. Donc le foot me fait du bien, ça me permet de me défouler, de travailler physiquement. »

Source DNA.fr

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