17 décembre 2021 à 09:33

Focus sur Caner Metin

A 33 ans, Caner Metin est le joueur le plus âgé et sans doute le plus expérimenté du vestiaire de l’US Sarre-Union. Le latéral droit a derrière lui un parcours riche, souvent cabossé, mais aussi marqué par plusieurs aventures en Coupe de France.
Les allers-retours de Caner Metin

A l’US Sarre-Union, quand Amara Keita est absent ou sur le banc (comme ce fut le cas lors des trois derniers tours de Coupe de France), Sébastien Meyer confie le brassard de capitaine à l’autre trentenaire de la défense des “Bleus” Caner Metin, qui évolue principalement dans le couloir droit, «même si je suis un peu le couteau suisse de Seb’», sourit-il.

Arrivé au Stade omnisports dans les bagages du technicien (en provenance de Sarreguemines), à l’été 2020, l’homme de 33 ans est venu apporter toute son expérience au jeune vestiaire sarre-unionnais. « J’essaye de donner des conseils, de parler quand il le faut, explique-t-il d’un ton posé. Mais je suis avant tout un joueur comme un autre. »

« J’ai essayé de vivre du foot, mais c’était trop de galères »

Très tranquillement, le natif de Saint-Avold retrace sa trajectoire, loin d’être linéaire, en évoquant d’abord ses clubs d’enfance : la JS Wenheck, Longeville-lès-Saint-Avold et la SS L’Hôpital.

 

« Cihan, mon grand frère, m’a inscrit pour la première fois en poussins. Il a toujours cru en moi. » À juste titre, puisque Caner Metin est détecté à 14 ans par l’AS Nancy Lorraine, où il gravit les échelons jusqu’à la réserve, en CFA (aujourd’hui N2).

« Le club tournait très bien à l’époque (4de Ligue 1 en 2008) , rappelle le défenseur. Donc il n’y avait pas vraiment de place en équipe Une pour les joueurs du centre. »

Mais le Mosellan ne renonce pas à passer professionnel. Alors, il tente l’aventure outre-Rhin, à Sarrebruck (Regionalliga, 4e division), sauf que la malchance le poursuit.

« Cela se passait bien, jusqu’à ce choc tête contre tête lors d’un match. J’ai été écarté des terrains huit à neuf mois, on m’a dit que je ne pourrai plus mettre la tête, que le foot c’était fini. Finalement, je suis revenu. Mais j’en garde des séquelles. Encore aujourd’hui, j’ai des vis et des plaques au niveau du front. »

En 2010, Caner Metin retraverse la frontière et rebondit à Forbach (CFA 2, aujourd’hui N3), où il connaît son premier 32e de finale de Coupe de France face au Lille d’Eden Hazard, champion de France quatre mois plus tard. « Comme dirait Seb’, on avait mal géré nos émotions ce jour-là (défaite 1-3) », rigole le Lorrain.

Après un nouvel exil en Regionalliga (Hessen Kassel), puis un bref retour à Forbach, le défenseur mise sur la Turquie – le pays d’origine de ses parents –, où il espère enfin toucher au but. En vain, ses deux expériences en D3 (à Cankirispor et Aydinspor) se révélant usantes.

« S’il y avait un esprit professionnel, on ne pouvait pas se concentrer sur le sportif. Je m’étais un peu fait avoir au niveau du contrat, sans oublier qu’on était payés en retard. Mais cela reste une belle expérience. »

Âgé de 26 ans, Caner Metin préfère rentrer auprès des siens. Il tire alors un trait définitif sur ses rêves de professionnalisme. « J’ai essayé de vivre du foot, mais c’était trop de galères. J’en avais marre. »

Désormais entrepreneur dans le bâtiment, le Mosellan a continué son périple de footballeur, en parallèle, en multipliant les allers-retours entre Völklingen (Regionalliga) et Sarreguemines (N3), de 2015 à 2020.

« Être au rendez-vous, être concentré »

L’épopée en Coupe de France avec le SFC en 2017 (élimination en 16e de finale) l’a d’ailleurs profondément marqué. « On élimine coup sur coup deux clubs de Ligue 2 (Valenciennes et Reims), c’était magique. J’en garde des souvenirs exceptionnels. »

Des émotions qu’il se verrait bien revivre avec Sarre-Union, engagé en 32e de finale pour la troisième fois de son histoire.

« L’excitation est là, on s’entraîne dur pour être au top face à Versailles (N2). On veut mieux faire qu’en championnat (l’USSU n’a plus gagné depuis fin septembre). Il faudra être au rendez-vous, être concentré et ne pas avoir peur. On a déjà éliminé deux équipes de ce niveau-là (Haguenau au 5e tour, Schiltigheim au 7e ), alors c’est possible de refaire le coup. »

Parole de connaisseur…

Source DNA.fr

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