27 novembre 2025 à 15:00

Aristide Wam, le défenseur de l'US Sarre-Union, à la flamme

Ce samedi, l’US Sarre-Union, habituée des beaux parcours en Coupe de France, retrouve le 7e tour de la compétition. Pour faire perdurer leur aventure, les Alsaciens se déplacent dans le Doubs. Pour le défenseur Aristide Wam, « se qualifier n’est pas une option, mais une obligation ».

Avant d’être le défenseur central de l’US Sarre-Union, Aristide Wam a d’abord été l’attaquant de pointe phare de sa classe de CM1, au Cameroun. Quand certains découvrent le football sur des terrains synthétiques dans des conditions idéales, d’autres s’y essayent dans la rue avec des amis. « On prenait des pierres pour faire des buts, on jouait des heures », se souvient le natif de Mbanga.

Il signe sa première licence à 15 ans, puisqu’au Cameroun, « les entraînements de football et l’école sont en même temps », explique-t-il. Bien que sa passion pour le ballon rond lui vienne de sa mère, « une grande fan de l’Olympique Lyonnais », c’est aussi elle qui insiste sur « l’importance d’être scolarisé pour pouvoir s’en sortir ».

Le grand saut vers l’Hexagone

Nouvelle recrue de l’académie de football de Mbanga, il impressionne assez rapidement et finit par se faire repérer par un recruteur du Havre, à cette époque en Ligue 2.

De nature plutôt timide et réservée, c’est dans une aventure vers l’inconnu et l’au-delà dans laquelle se lance Aristide Wam, à 18 ans, loin de ses proches. « Je n’ai pas réfléchi une seule seconde, je voulais y aller, c’était maintenant ou jamais, confie-t-il en souriant. Mais quand je suis monté dans l’avion, j’étais terrifié. »

Ses débuts avec la réserve du Havre ne sont pas simples, il lui faut une année pour s’adapter au football français. « Le niveau était beaucoup plus élevé, tous les joueurs sont meilleurs ici », reconnaît-il.

Le Camerounais profite de quelques absences et des blessures pour se faire une place dans le groupe professionnel et signe son premier contrat à 20 ans. Milieu défensif et surnommé «Paul Pobga » dans son quartier, « c’est pour sa vision du jeu et son impact dans les duels », qu’il parvient à être titularisé à quatre reprises en Ligue 2.

Avec très peu de temps de jeu en Normandie, un nouveau projet lui fait de l’œil en Alsace, à Sarre-Union, encore en National 3 à ce moment-là.

À Sarre-Union, comme à la maison

« J’ai beaucoup échangé avec le club, c’était une période compliquée avec plusieurs mois sans contrat, je ne savais plus vraiment où j’en étais », se rappelle Wam entre deux anecdotes.

Quand il ne joue pas au football, il regarde du football, ou parle de football et entame prochainement une formation en Marketing Digital, en alternance à l’USSU. Grand admirateur du Real de Madrid, et de l’AS Saint-Étienne pour « embêter sa mère », il a toujours rêvé de grandes aventures.

Ce samedi, l’occasion se présente. D’abord éliminé par Pontarlier il y a deux ans, puis Thaon-les-Vosges l’année dernière, aux portes des 32es de finale, Aristide veut y croire pour sa troisième saison à Sarre-Union. « J’ai toujours eu ce sentiment d’inachevé parce que je pense qu’on a le potentiel d’aller très loin », explique le jeune Camerounais pour qui « se qualifier n’est pas une option, mais une obligation ».

Après un 6e tour maîtrisé face au FC Kronenbourg, l’USSU se déplace dans le Doubs et retrouve une équipe elle aussi amatrice d’exploit, le FC Villars-L’Isle-sur-le-Doubs (R2), vainqueur de l’ASM Belfort (N3) au tour précédent. « On sait que ce sera un gros match, mais je suis persuadé qu’on peut marquer l’histoire du club », conclut Aristide Wam, plus impatient que jamais.

Source DNA.fr

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